En bref. Le Mont Fuji se laisse surtout admirer lorsque l’air est froid, sec et dégagé. Les lacs de Yamanashi donnent les cadrages les plus proches, Hakone et Shizuoka proposent des paysages plus variés, tandis que Tokyo offre une silhouette lointaine mais saisissante depuis ses observatoires.
- La période la plus favorable s’étend de décembre à février, tôt le matin ou à l’approche du coucher du soleil.
- Kawaguchiko et la pagode Chureito conviennent aux voyageurs qui veulent une vue frontale et facile à photographier.
- Hakone s’adresse à ceux qui souhaitent associer lac, montagne, musées et paysages volcaniques sur une ou deux journées.
- Depuis Tokyo, la visibilité dépend entièrement de la météo, malgré des observatoires culminant jusqu’à 450 mètres.
- Le Fuji-san, « monsieur Fuji », culmine à 3 776 mètres et demeure un volcan actif, sans éruption depuis 1707.
Où voir le Mont Fuji à Kawaguchiko et dans la région des Cinq Lacs
Pour admirer le Mont Fuji de près sans entreprendre son ascension, la région de Fujigoko, littéralement les « cinq lacs du Fuji », reste le choix le plus direct. Elle se trouve sur le versant nord de la montagne, dans la préfecture de Yamanashi, à environ deux heures de Shinjuku. Les paysages y associent eau, forêts, villages et pentes volcaniques. C’est cette variété qui explique pourquoi les vues les plus connues du Japon sont souvent prises dans ce secteur.
Le lac Kawaguchi, ou Kawaguchiko, est le plus simple d’accès en transports publics. Le train Fuji Excursion relie Shinjuku à la gare de Kawaguchiko en environ deux heures selon le service. Les bus express constituent une solution souvent moins chère, autour de 2 000 yens dans un sens, mais les embouteillages peuvent rallonger le trajet les week-ends et pendant les vacances japonaises. Pour organiser les arrêts, horaires et promenades au bord de l’eau, consultez aussi ce guide du lac Kawaguchiko.
La rive nord du lac est recherchée pour le reflet de la montagne sur une eau calme. Cette image est connue sous le nom de sakasa Fuji, le « Fuji inversé ». Elle demande une absence presque totale de vent et fonctionne donc mieux à l’aube. En hiver, le sommet enneigé capte les premières couleurs du jour. Quelques minutes peuvent suffire à produire un aka-fuji, un « Fuji rouge », lorsque la lumière rasante colore la neige et les roches supérieures.
Le parc Oishi et le téléphérique du mont Kachi Kachi
Le parc Oishi, sur la rive nord-ouest de Kawaguchiko, offre un premier plan végétal simple à exploiter en photographie. Les lavandes fleurissent généralement en juin et juillet, les kochia prennent des teintes rouges à l’automne, et l’hiver rend la ligne du cône plus lisible. Le parc est gratuit, mais il attire les autocars. Arrivez avant 8 heures si l’objectif est d’éviter les groupes et de trouver un angle dégagé au bord du lac.
Le téléphérique du mont Kachi Kachi permet de gagner rapidement de l’altitude depuis le lac. Son nom fait référence à un conte populaire japonais, mais l’intérêt pratique est le belvédère supérieur, qui ouvre une vue sur Kawaguchiko et sur la masse du volcan. La montée est courte, ce qui en fait une option adaptée lorsque le temps est limité. La visibilité reste le facteur décisif. Par temps couvert, payer le trajet pour monter dans les nuages n’a aucun intérêt.
Les cinq lacs méritent d’être distingués plutôt que traités comme une seule destination. Le lac Yamanaka est plus vaste et plus calme, avec le parc Hana no Miyako et le village d’Oshino Hakkai, où des sources alimentent plusieurs bassins. Le lac Sai traverse un environnement boisé et mène au village reconstitué d’Iyashi no Sato. Les lacs Shoji et Motosu sont plus discrets. Motosuko est associé à l’image figurant sur le billet japonais de 1 000 yens, tandis que Shojiko donne une vue plus sauvage depuis sa rive nord.
Le festival Fuji Shibazakura, près du lac Motosu, couvre certains champs de mousse fleurie entre avril et mai. Les photographies montrent alors le volcan derrière un tapis rose et violet. Le site est très fréquenté, et la météo printanière est moins fiable que celle de l’hiver. Il faut donc considérer les fleurs comme le motif principal, avec le Fuji comme possibilité, non comme une promesse contractuelle.
Fujiyoshida, Chureito et les chemins de randonnée
À Fujiyoshida, la pagode Chureito est le cadrage le plus reconnaissable. Elle appartient au sanctuaire Arakura Sengen-jinja et se rejoint après une montée d’environ 400 marches. Le panorama aligne la pagode rouge, la ville et le cône volcanique. La période des cerisiers, habituellement entre la fin mars et la mi-avril selon les années, y concentre les visiteurs. Le site devient nettement plus respirable en semaine, avant 7 heures.
Les voyageurs qui préfèrent une randonnée peuvent viser le mont Mitsutoge, à 1 786 mètres, ou le mont Ishiwari, à 1 413 mètres. Ces sommets ne s’improvisent pas en chaussures de ville. Prévoyez une carte hors ligne, de l’eau, des vêtements imperméables et une marge horaire large avant la tombée du jour. Leur avantage tient au recul. Le Mont Fuji apparaît alors au-dessus des crêtes et non derrière une zone commerciale ou une route.
Une nuit dans la région permet d’augmenter nettement les chances d’observation, car elle donne accès au lever du soleil sans dépendre du premier train. Pour un séjour d’une à deux nuits à Kawaguchiko, comptez en général 15 000 à 30 000 yens par personne, selon l’hébergement, les transports locaux et les activités. Un ryokan, auberge japonaise avec chambres au sol et futon, peut convenir si vous recherchez une expérience d’hébergement plus traditionnelle. Les règles de séjour et le fonctionnement de ces établissements sont détaillés dans ce guide sur le ryokan traditionnel au Japon.
Le secteur des Cinq Lacs ne garantit jamais le spectacle, mais il donne le plus grand nombre de solutions lorsque les nuages se lèvent. Cette concentration de points de vue permet d’adapter la journée à la lumière plutôt que de rester bloqué sur un seul site.

Voir le Mont Fuji depuis Tokyo entre tours, parcs et baie de Tokyo
Le Mont Fuji se situe à environ 136 kilomètres au sud-ouest de Tokyo. Depuis la capitale, sa présence dépend d’un horizon limpide et d’un peu de hauteur. Il ne faut pas attendre une vision monumentale comme à Kawaguchiko. La récompense est différente. Entre les immeubles, les rails et les ponts, la silhouette enneigée rappelle la proximité de la montagne avec la plus grande aire urbaine du Japon.
La saison froide produit les meilleures journées de visibilité. De décembre à février, l’air est souvent plus sec et les matinées dégagées. Le 23 février a d’ailleurs une double place dans le calendrier japonais. C’est l’anniversaire de l’empereur Naruhito, devenu empereur en 2019, et la date est aussi désignée comme le Jour du Mont Fuji par les préfectures de Yamanashi et Shizuoka. Le jeu de chiffres entre le 2 et le 23 renvoie à une lecture phonétique de « fu-ji-san ».
Les observatoires de Tokyo pour un panorama urbain
La Tokyo Skytree, dans le quartier de Sumida, reste l’option la plus élevée. Sa galerie Tembo Galleria atteint 450 mètres, ce qui place le regard au-dessus d’une grande partie du bâti. La distance demeure considérable et un objectif photo moyen ou long est utile. La lumière de fin d’après-midi peut mettre le volcan en valeur, mais elle rend aussi l’accès plus fréquenté.
La Tokyo Tower propose une vue plus centrale, avec une ambiance différente puisque les quartiers de Minato et Shinjuku s’étalent devant l’horizon. À Shibuya, la terrasse extérieure de Shibuya Sky permet d’observer vers l’ouest. Les règles de sécurité y limitent parfois les objets et le matériel photographique. Vérifiez-les sur place plutôt que de compter sur l’usage habituel d’un trépied, souvent interdit ou très encadré dans les observatoires.
La mairie de Tokyo, à Shinjuku, dispose de plateformes d’observation gratuites dans le bâtiment du gouvernement métropolitain. L’observatoire sud est particulièrement intéressant pour la direction du Fuji. C’est une option raisonnable pour un budget serré, même si les files varient selon la saison. Tokyo City View, au 52e étage de la tour Mori de Roppongi Hills, et Sunshine 60 Tenbo Park à Ikebukuro complètent les possibilités à l’ouest et au nord de la ville.
| Point de vue | Quartier | Type de vue | Repère pratique |
|---|---|---|---|
| Tokyo Skytree | Sumida | Horizon très large au-dessus de la ville | Galerie à 450 mètres, accès payant |
| Mairie de Tokyo | Shinjuku | Fuji vers l’ouest avec premier plan urbain | Observatoire gratuit, files possibles |
| Shibuya Sky | Shibuya | Terrasse ouverte et lumière de fin de journée | Réservation recommandée aux périodes chargées |
| Tokyo City View | Roppongi | Vue depuis la tour Mori | Pratique par météo froide et claire |
| Haneda | Ota | Silhouette lointaine sur la baie | Terminal 1 ou terrasse du terminal 3 |
Le Bunkyo Civic Center a longtemps constitué une très bonne alternative gratuite, notamment grâce à son axe vers Shinjuku et les montagnes. Son observatoire est toutefois fermé pour rénovation jusqu’en décembre 2026. Il ne faut donc pas l’intégrer à un programme avant la confirmation officielle de sa réouverture.
La baie et les points de vue moins fréquentés
Le Rainbow Bridge, sur son chemin piéton sud, cadre le sommet dans une scène portuaire. Le parc Wakasu Seaside Park, dans l’est de Tokyo, offre un angle comparable avec le Tokyo Gate Bridge. Ces deux lieux demandent un horizon très dégagé. Ils sont plus intéressants au coucher du soleil, mais une arrivée en journée permet de repérer le bon axe sans chercher son cadrage dans l’urgence.
L’aéroport de Haneda réserve parfois une surprise avant même le départ. Le terminal 1 et la terrasse Fujimi-dai du terminal 3 permettent de regarder vers le sud-ouest. Cette option ne doit pas dicter l’horaire d’un vol, mais elle est utile si vous avez déjà une marge avant l’embarquement. À Setagaya, la Carrot Tower de Sangenjaya et le Tower Hall Funabori d’Edogawa sont moins fréquentés que les grandes tours touristiques.
La photographie urbaine gagne à inclure des lignes de fuite plutôt qu’à tenter un gros plan impossible. Un train, une terrasse, une rangée de toits ou la baie installent l’échelle. Le Fuji devient alors un repère géographique précis, loin de l’image isolée vendue par les affiches de tourisme.
Tokyo reste un lieu d’observation opportuniste. Lorsque la visibilité est annoncée comme bonne, montez sans attendre à l’observatoire le plus proche de votre programme, puis gardez Kawaguchiko pour une journée consacrée à la montagne.
Les meilleurs endroits autour de Tokyo entre Hakone, Kamakura et mont Takao
Les environs de Tokyo donnent une lecture plus ample du Mont Fuji. La montagne cesse d’être un point blanc au-dessus des immeubles et se place dans un décor côtier, forestier ou volcanique. Ces excursions demandent souvent une journée entière, mais elles évitent de concentrer tout le séjour sur Kawaguchiko. Elles conviennent aussi lorsque vous souhaitez alterner patrimoine, marche et transport panoramique.
Le mont Takao, à l’extrémité ouest de Tokyo, est le choix le plus simple pour une randonnée depuis la capitale. La gare Takaosanguchi se rejoint depuis Shinjuku en environ une heure sur les lignes Keio. Plusieurs sentiers mènent au sommet à 599 mètres. Un téléphérique réduit la montée, mais les chemins restent praticables pour les marcheurs équipés. Par ciel clair, la vue porte vers le Fuji depuis les belvédères supérieurs.
Le sommet attire beaucoup de monde les week-ends d’automne, lorsque les érables se colorent. L’hiver, moins spectaculaire pour les feuillages, est plus favorable à la visibilité. Prévoyez des chaussures à semelle adhérente et évitez de partir tard. La randonnée est courte, mais les sentiers deviennent froids et sombres dès la fin d’après-midi.
Hakone pour un itinéraire plus complet
Hakone est une destination plus construite autour de ses paysages. Depuis Shinjuku, le train et les correspondances permettent généralement d’atteindre la zone en une heure et demie à deux heures. Le lac Ashi, ou Ashinoko, donne la vue classique d’un torii rouge avec le volcan en arrière-plan. Cette composition fonctionne surtout depuis les rives de Moto-Hakone, quand les nuages ne restent pas accrochés aux crêtes.
Le téléphérique de Hakone traverse la vallée d’Owakudani, une zone volcanique active aux fumerolles visibles. Le paysage est impressionnant, mais le Fuji peut y disparaître très vite. Le mont Kintoki offre une solution plus sportive, avec une randonnée qui ouvre des perspectives plus larges vers la plaine et le sommet. Les routes Ashinoko-Hakone Skyline et Izu Skyline sont intéressantes en voiture, mais elles impliquent péages, conduite à gauche et météo parfois instable.
Hakone dispose aussi de bains thermaux. Leur intérêt relève du séjour et de la culture du bain, non d’une promesse de santé. Si vous dormez dans un établissement avec onsen, source chaude naturelle, renseignez-vous sur les règles d’hygiène et de nudité avant d’entrer dans le bassin. Ce guide des règles d’usage dans les onsen japonais explique les gestes attendus. Pour bâtir une journée cohérente entre lac, musées et transports, cette page pour visiter Hakone et ses attractions aide à choisir les étapes.
Kamakura, Enoshima et les côtes de Kanagawa
Kamakura et Enoshima offrent une version maritime du panorama. Depuis certaines plages de la côte Shonan, le Fuji apparaît derrière la baie de Sagami. La lumière du soir y est souvent plus intéressante que celle de midi. Les journées d’hiver, en particulier après le passage d’un front froid, donnent parfois une visibilité nette jusqu’au sommet enneigé.
Enoshima possède la Sea Candle, une tour d’observation dans le jardin Samuel Cocking. Elle se rejoint après la traversée du pont qui relie l’île au continent. À Kamakura, le sentier Tenen, sur les hauteurs entre les temples, permet de prendre de la distance avec les plages et d’ajouter une marche au programme. Un itinéraire détaillé est disponible dans ce guide pour visiter Kamakura.
Plus au sud, les parcs d’Arasaki et de Tateishi, près de Yokosuka, sont connus pour leurs couchers de soleil sur la baie. La plage d’Isshiki à Hayama donne une lecture plus ouverte de la côte. Ces lieux n’offrent ni la proximité ni le contrôle des Cinq Lacs. Ils donnent, en revanche, une scène littorale moins attendue, où le sommet complète un paysage déjà intéressant même lorsqu’il reste dans les nuages.
Le choix entre Hakone et Kamakura dépend donc moins d’un classement que de votre programme. Hakone privilégie les reliefs et les transports panoramiques, tandis que Kamakura associe mer, temples et marche au bord de l’ancienne capitale shogunale.
Admirer le sommet sacré depuis Shizuoka, Fujinomiya et la baie de Suruga
Le versant sud du Mont Fuji appartient principalement à la préfecture de Shizuoka. Il propose des points de vue moins uniformes que ceux de Yamanashi. Le volcan surgit derrière des plantations de thé, au-dessus de la mer ou depuis des plateaux d’élevage. Cette diversité mérite un séjour distinct, surtout si vous voyagez entre Tokyo et Kyoto par le Tokaido.
Fujinomiya est une bonne base pour approcher le massif sans se limiter à l’ascension. Le sanctuaire Fujisan Hongu Sengen Taisha y tient une place majeure. Les sanctuaires Sengen sont associés à la vénération du Fuji et à la déesse Konohanasakuya-hime, liée aux fleurs et aux volcans dans la tradition shintō, ensemble de pratiques religieuses japonaises centrées sur les kami, les divinités ou présences sacrées. L’UNESCO a inscrit le Fuji au patrimoine mondial en 2013 comme site culturel, notamment pour cette histoire de pèlerinage et de représentation artistique.
Fujinomiya et le lac Tanuki pour les reflets
Le lac Tanuki, ou Tanukiko, constitue l’un des grands sites de photographie du côté Shizuoka. La montagne se reflète dans l’eau lorsque le vent tombe. Le matin reste le meilleur créneau. Le lac n’est pas aussi rapide d’accès que Kawaguchiko depuis Tokyo, mais il récompense les voyageurs déjà installés à Fujinomiya ou ceux qui se déplacent en voiture.
Les chutes de Shiraito apportent un premier plan très différent. Elles s’étendent en nappes d’eau sur une large paroi végétale, à proximité du massif. Elles font partie du périmètre culturel lié au Fuji inscrit par l’UNESCO. Ne cherchez pas à y reproduire un cadrage unique à tout prix. Les arbres et le débit modifient la lecture du site. Une photographie réussie peut choisir les chutes comme sujet principal et laisser le volcan apparaître seulement par fragments.
Le Mt. Fuji World Heritage Centre de Shizuoka permet de replacer ces paysages dans leur contexte. Il est utile les jours de pluie, lorsqu’une sortie extérieure ne donne aucune vue. La montagne fut longtemps un espace de culte et de pèlerinage avant d’être une destination de tourisme. Jusqu’en 1872, les femmes ne pouvaient pas accéder au sommet, une interdiction aujourd’hui abolie qui rappelle que le caractère sacré du lieu s’est aussi exprimé par des exclusions concrètes.
Mer, plantations et péninsule d’Izu
À Fuji City, les plantations de thé d’Obuchi Sasaba et d’Imamiya forment un premier plan graphique, avec des lignes vertes qui montent vers le volcan. Ces paysages sont particulièrement intéressants au printemps, mais la visibilité n’est pas aussi régulière qu’en hiver. Les champs restent des lieux de travail. Restez sur les chemins autorisés, ne franchissez pas les limites des plantations et ne déplacez pas les outils ou les clôtures pour obtenir une photo.
La plage de Miho no Matsubara, à Shizuoka, est bordée de pins noirs et associée à des récits anciens. Le Fuji se dessine au-delà de la baie par temps clair. Depuis le port de Shimizu, le ferry vers la péninsule d’Izu offre aussi une chance de l’apercevoir au-dessus de Suruga. Le bateau bouge, ce qui réduit les possibilités de photographie au téléobjectif, mais la traversée permet de comprendre l’ampleur de la baie.
La péninsule d’Izu concentre plusieurs panoramas. Le Mishima Skywalk traverse une vallée sur un pont suspendu de 400 mètres. Izu Panorama Park combine téléphérique et terrasses en hauteur. Numazu et Osezaki associent port, mer et relief. Sur la façade ouest, Nishiizu et Kumomi donnent des points de vue plus accidentés, mais les transports sont plus lents. Une voiture facilite les arrêts, à condition de prévoir les coûts de stationnement et de péage.
Le Shinkansen Tokaido fournit l’aperçu le plus simple entre Tokyo et Kyoto. En partant de Tokyo vers l’ouest, installez-vous côté droit, généralement les sièges D et E, et surveillez la fenêtre environ une heure après le départ selon le train. Cette vision dure peu. Elle ne remplace pas une journée sur place, mais elle transforme un trajet ferroviaire en moment d’observation si le ciel est clair.
Le littoral de Shizuoka montre que la nature du Fuji ne se résume pas à son cône parfait. Entre la mer, les pins, le thé et les routes volcaniques, le sommet change de rôle à chaque distance.
Quand voir le Mont Fuji et préparer photographie, budget et randonnée
La meilleure stratégie pour voir le Mont Fuji tient à trois critères simples. Visez une saison froide, consultez les prévisions locales et placez l’observation tôt dans la journée. L’hiver, de décembre à février, combine un air plus sec, un sommet enneigé et des horizons plus nets. Novembre peut aussi être favorable, tout comme certaines journées de mars. L’été est le moins fiable pour l’observation à distance, car l’humidité et les nuages masquent facilement la partie supérieure.
Le site Fuji-san.info propose un indice de visibilité à court terme et des informations utiles par zone. Il faut le consulter la veille puis le matin même. Un indice favorable ne remplace pas la météo de montagne. Les nappes nuageuses évoluent rapidement, et le volcan peut émerger en milieu de journée après avoir été invisible au lever du soleil. Gardez un programme secondaire à proximité plutôt que de passer des heures immobile face à un lac gris.
Réussir sa photographie sans transformer la sortie en course
Pour le sakasa Fuji, recherchez une rive protégée du vent et arrivez avant le soleil. Pour la pagode Chureito, un objectif standard suffit, tandis qu’un téléobjectif aide depuis Tokyo ou les côtes de Chiba et Kanagawa. Un trépied léger peut être utile à l’aube, mais certains observatoires urbains l’interdisent. Les plateformes privées privilégient la circulation et la sécurité de tous.
Le Diamond Fuji, lorsque le soleil semble toucher exactement le sommet, se produit depuis certains points précis autour de la mi-février et de la fin octobre. L’alignement varie selon le lieu d’observation. Il ne faut donc pas confondre ce phénomène avec un rendez-vous visible partout au même moment. Le photographe Takashi Nakazawa a consacré une partie de son travail à ces conditions rares, qui exigent autant de préparation géographique que de chance météorologique.
Les estampes ont elles aussi façonné la manière de regarder cette montagne. Hokusai publia les Trente-six vues du mont Fuji, ou Fugaku sanjūrokkei, au XIXe siècle. Hiroshige réalisa une série portant le même principe. La Grande Vague de Kanagawa montre un Fuji minuscule derrière une vague immense. Cet exemple rappelle qu’un bon panorama ne demande pas forcément que le volcan occupe toute l’image.
Monter au Mont Fuji pendant la saison d’été
L’ascension est habituellement autorisée seulement durant la saison estivale, globalement du début juillet au début septembre. Les dates exactes, les règles d’accès et les dispositifs de réservation évoluent selon les préfectures et les sentiers. Vérifiez impérativement les sites officiels de Yamanashi et Shizuoka avant de réserver un refuge ou un bus. Le sentier Yoshida, depuis la cinquième station à 2 305 mètres, est le plus fréquenté et fait l’objet de mesures de contrôle depuis 2024 afin de limiter la surcharge.
La montée sur Yoshida prend souvent cinq à sept heures, sans compter les pauses ni l’acclimatation. Une nuit en sansō, refuge de montagne, coûte couramment entre 7 000 et 10 000 yens, avec dortoir partagé et repas simple selon l’établissement. Les refuges ne sont pas des hôtels. L’espace est réduit, les lumières s’éteignent tôt et les douches ne sont généralement pas disponibles.
Le départ nocturne permet d’atteindre le lever du soleil au sommet, appelé goraikō, « venue de la lumière ». Cette image est célèbre, mais le « bullet climbing », qui consiste à monter de nuit sans sommeil ni repos, est déconseillé par les autorités. À plus de 3 000 mètres, fatigue, froid, vent et symptômes du mal d’altitude compliquent rapidement la marche. Des maux de tête, nausées ou vertiges imposent de ralentir et, si nécessaire, de redescendre. En cas de problème médical, demandez conseil à un professionnel de santé.
Prévoyez des couches chaudes, un coupe-vent imperméable, des gants, un bonnet, une lampe frontale et au moins 1,5 litre d’eau. La température au sommet peut approcher zéro degré la nuit même si Tokyo connaît une journée chaude. Les chaussures de randonnée montantes restent préférables sur les pierres et les graviers volcaniques de la descente.
Une ascension avec refuge, transports locaux, repas et droits d’accès représente souvent 15 000 à 20 000 yens depuis Kawaguchiko. En ajoutant l’aller-retour depuis Tokyo et une nuit en ville, prévoyez plutôt 25 000 à 40 000 yens. Pour situer ce montant dans le reste du séjour, ce guide du budget quotidien d’un voyage au Japon permet de comparer les postes de dépense.
Observer le Fuji ou le gravir demande finalement la même discipline. Il faut accepter la météo, préparer l’équipement et réserver du temps plutôt que chercher une garantie impossible.
Peut-on voir le Mont Fuji depuis Tokyo ?
Oui, surtout entre décembre et février lorsque l’air est sec. La Tokyo Skytree, Shibuya Sky, la mairie de Tokyo et certaines terrasses de Haneda donnent des vues lointaines. La visibilité dépend entièrement des nuages et de la pollution atmosphérique.
Kawaguchiko ou Hakone pour admirer le Mont Fuji ?
Kawaguchiko convient mieux si la montagne est votre priorité, avec des vues proches depuis le lac, le parc Oishi et la pagode Chureito. Hakone offre un séjour plus varié entre lac Ashi, téléphériques, musées et paysages volcaniques, mais la vue y est moins régulière.
Quelle est la meilleure saison pour photographier le Mont Fuji ?
L’hiver, de décembre à février, est la période la plus favorable grâce à un air froid et sec. Arrivez au lever du soleil pour espérer un reflet sur les lacs et éviter les nuages qui se forment plus souvent au cours de la journée.
Faut-il réserver pour gravir le Mont Fuji ?
Les procédures changent selon le sentier et la saison. Le sentier Yoshida fait l’objet de contrôles et de réservations depuis 2024. Vérifiez toujours les plateformes officielles de Yamanashi ou de Shizuoka avant de prévoir l’ascension et le refuge.
Le Mont Fuji est-il encore un volcan actif ?
Oui. Le Mont Fuji est un stratovolcan actif, même si sa dernière éruption, dite éruption Hōei, remonte à 1707. Les autorités maintiennent des dispositifs de surveillance et des plans d’évacuation par précaution.