En bref
- teamLab Planets à Toyosu mise sur le corps, l’eau et un parcours d’environ 60 à 90 minutes.
- teamLab Borderless, à Azabudai Hills, propose une déambulation libre parmi des œuvres qui circulent d’une salle à l’autre.
- Les billets fonctionnent par créneau horaire et se réservent en ligne, souvent plusieurs jours ou semaines avant la visite.
- Pour un seul musée, Borderless convient mieux à une exploration longue ; Planets convient aux visiteurs attirés par une expérience sensorielle et très physique.
- Une visite réussie dépend surtout de l’horaire choisi, de la tenue portée et de la compréhension des règles propres à chaque lieu.
teamLab Tokyo et l’art numérique comme espace à parcourir
À Tokyo, teamLab ne désigne pas un musée classique où l’on avance devant des œuvres accrochées à un mur. Le collectif japonais conçoit des environnements où la lumière, le son, le mouvement et parfois l’eau placent le visiteur à l’intérieur de l’œuvre. Cette approche de l’art numérique transforme la visite en déplacement concret. Un pas, une silhouette ou la présence d’un groupe peut modifier ce qui apparaît autour de vous.
Le collectif teamLab a été fondé à Tokyo en 2001 par des artistes, programmeurs, ingénieurs, architectes et spécialistes de l’image. Cette organisation explique le caractère hybride de ses créations. La peinture, la musique électronique, la modélisation informatique et la scénographie y travaillent ensemble. L’objectif n’est pas de démontrer une technologie pour elle-même. Il consiste à produire une relation entre un espace, des images en mouvement et les personnes qui l’habitent pendant quelques minutes.
Cette logique est particulièrement visible dans les deux grands lieux tokyoïtes. teamLab Planets, situé à Toyosu dans l’est de la capitale, organise un itinéraire dirigé. Vous retirez vos chaussures, traversez certaines salles pieds nus et progressez d’une installation à l’autre. teamLab Borderless, installé à Azabudai Hills dans l’arrondissement de Minato depuis sa réouverture en 2024, fonctionne autrement. Ses salles forment un ensemble moins linéaire, presque labyrinthique, où les images semblent quitter un espace pour apparaître dans le suivant.
Le terme anglais digital art, souvent employé pour présenter teamLab, reste utile mais un peu réducteur. Il ne s’agit pas seulement d’images projetées sur de grands murs. Les créations sont calculées en temps réel et réagissent à des paramètres précis. Une cascade lumineuse peut contourner des corps. Des fleurs numériques peuvent se développer, se disperser puis disparaître. Des poissons colorés changent de trajectoire lorsque les visiteurs traversent un bassin. L’installation interactive devient donc une situation collective, car personne ne la voit exactement de la même façon.
Cette forme intéresse aussi un public qui ne fréquente pas habituellement les musées. L’absence de cartel long, le rapport direct aux matières et la possibilité de photographier attirent des familles, des voyageurs curieux et des amateurs d’images. Cela ne dispense pas d’observer les œuvres avec attention. Rester quelques instants dans une salle révèle souvent des changements invisibles à l’entrée. À Borderless, une œuvre peut même être plus intéressante après le passage d’un groupe, lorsque les motifs reprennent lentement leur place.
Le succès de teamLab s’inscrit dans une histoire japonaise plus large de l’image animée et des environnements sensoriels. Les écrans urbains de Shibuya, les salles d’arcade, les jeux vidéo et l’animation ont habitué Tokyo à une culture visuelle dense. teamLab transpose cette richesse dans un cadre artistique. La différence tient à la place donnée au corps. Vous n’êtes pas seulement face à un écran ; vous êtes inclus dans un espace qui vous répond.
Il faut toutefois éviter de confondre popularité et facilité. Les expériences immersives peuvent être très fréquentées, surtout le week-end, pendant la Golden Week de fin avril à début mai et lors des congés scolaires japonais. Les miroirs, les projections et les passages étroits perdent une partie de leur force lorsque la foule impose un rythme trop rapide. Un créneau en semaine, au moment de l’ouverture, change nettement la visite.
La force de teamLab repose ainsi moins sur un effet spectaculaire isolé que sur une idée simple et exigeante. L’œuvre n’est complète que lorsque l’espace, le programme et les visiteurs se rencontrent au même moment.

teamLab Planets à Toyosu, une expérience immersive par l’eau et les matières
teamLab Planets TOKYO se trouve à Toyosu, un quartier gagné sur la baie de Tokyo, voisin du marché de Toyosu et relativement proche d’Odaiba. Depuis le centre, le trajet se prépare facilement avec les transports publics. La station Shin-Toyosu de la ligne Yurikamome se situe à quelques minutes à pied. La station Toyosu, desservie notamment par la ligne Yurakucho, offre une autre approche avec davantage de marche. Depuis Shinjuku, comptez environ 35 à 45 minutes selon les correspondances.
Planets suit un parcours précis. Vous avancez sans chaussures, avec vos affaires déposées dans un casier, puis entrez dans des salles dont les sols sont humides, souples ou réfléchissants. Cette organisation rend l’expérience plus corporelle que celle de Borderless. Le visiteur doit accepter de ralentir, de retrousser son pantalon et de marcher dans une eau qui peut atteindre les genoux dans certaines zones. Une jupe longue, un jean serré ou des chaussures difficiles à retirer compliquent inutilement le passage.
Le bassin où évoluent des carpes numériques résume bien le principe de la création. Les poissons apparaissent à la surface de l’eau et se déplacent autour des jambes. Lorsqu’ils rencontrent un corps, ils se transforment en fleurs projetées. La scène n’est pas figée. Elle dépend du nombre de personnes présentes, de leurs mouvements et de leurs trajectoires. La technologie sert ici à rendre l’image instable et sensible à l’environnement.
La salle de cristaux lumineux suspendus, souvent photographiée, demande une autre attitude. Les miroirs multiplient l’espace, ce qui peut désorienter. Regardez d’abord le sol et avancez calmement. Les personnes sensibles aux lumières clignotantes ou aux environnements visuels intenses doivent consulter les conditions officielles avant d’acheter. L’exposition signale des restrictions pour certaines situations de santé, notamment l’épilepsie et des troubles cardiaques. Pour toute question médicale, un professionnel de santé reste l’interlocuteur adapté.
Le jardin de fleurs suspendues apporte une respiration après les salles sombres. Des orchidées vivantes descendent et montent mécaniquement afin de laisser les visiteurs circuler. Cette association entre végétal réel, lumière et dispositif automatisé distingue Planets d’une simple exposition de projections. La nature n’est pas simulée de façon décorative ; elle intervient dans un environnement réglé, dont le rythme change au fil de la journée.
Le billet adulte se situe autour de 3 200 yens, soit environ 19 à 21 euros selon le taux de change et le créneau choisi en 2026. Les tarifs dynamiques existent selon les jours et les plateformes. Certains revendeurs proposent des conditions plus souples que le site officiel, mais il faut lire le détail avant paiement. Beaucoup de billets restent non remboursables. L’entrée est généralement autorisée durant les 30 premières minutes du créneau réservé. Arriver à l’heure exacte est risqué sur un réseau tokyoïte pourtant fiable, car une sortie de station mal choisie ou une file de sécurité suffit à faire perdre plusieurs minutes.
Les familles peuvent apprécier Planets à condition d’anticiper les règles. Les enfants doivent être accompagnés et les poussettes ne circulent pas dans les passages aquatiques. Un porte-bébé est plus pratique pour les très jeunes enfants. Les visiteurs en fauteuil roulant doivent se tourner vers les informations d’accessibilité publiées pour la date choisie, car plusieurs zones avec eau ou sols mouvants ne sont pas adaptées.
- Prévoyez un pantalon qui se remonte facilement au-dessus des genoux et gardez les objets fragiles dans un casier.
- Arrivez environ 20 minutes avant le créneau pour passer le contrôle sans courir.
- Gardez votre téléphone chargé, mais désactivez le flash pour ne pas gêner les autres visiteurs.
- Évitez de programmer Planets juste après une longue journée de marche, car le sol instable fatigue davantage qu’il n’y paraît.
- Associez Toyosu à Odaiba ou à la baie de Tokyo plutôt qu’à Asakusa le même matin, afin de limiter les trajets inutiles.
Planets trouve sa place dans un itinéraire de Tokyo lorsque vous cherchez une activité intérieure qui ne ressemble ni à une galerie ni à un observatoire. Son format court laisse ensuite le temps d’explorer la baie ou de rejoindre un autre quartier.
teamLab Borderless à Azabudai Hills, le musée sans parcours imposé
teamLab Borderless a rouvert à Azabudai Hills en février 2024, après la fermeture de son premier site d’Odaiba. Le changement d’adresse compte pour l’organisation d’un séjour. Azabudai Hills se trouve dans Minato, à proximité de Roppongi, Tokyo Tower et du quartier d’affaires de Toranomon. Les stations Kamiyacho sur la ligne Hibiya et Roppongi-itchome sur la ligne Namboku permettent d’y accéder en environ cinq minutes à pied. Depuis Shinjuku, comptez souvent 25 à 30 minutes avec une correspondance.
Le mot « Borderless », traduit par « sans frontières », décrit le fonctionnement du lieu. Les œuvres ne sont pas isolées dans des boîtes fermées. Des animaux lumineux, des calligraphies ou des motifs floraux peuvent quitter une salle, traverser un couloir et se prolonger sur un autre mur. Le visiteur choisit son ordre de découverte. Cette liberté est séduisante, mais elle demande un peu de méthode. Revenir dans une salle déjà vue peut réserver une surprise, car son contenu a changé entre-temps.
Borderless est plus vaste que Planets et réclame en général deux à trois heures. Certains visiteurs y restent davantage, notamment dans les zones où l’on s’assoit au sol pour regarder les motifs se déplacer. Cette durée rend le billet plus rentable pour les amateurs d’art numérique qui souhaitent observer les programmes plutôt que cocher une succession de salles. Le lieu reste cependant moins adapté à ceux qui disposent d’un créneau très serré avant un train ou un départ pour l’aéroport.
L’une des particularités est la présence d’espaces moins immédiatement visibles. Le lieu encourage la recherche, sans fournir de cartographie complète qui transformerait la visite en chasse aux cases à cocher. Cette mise en scène crée une impression de découverte, mais elle peut frustrer les personnes qui veulent tout voir en une heure. Acceptez l’idée de ne pas épuiser le site. Borderless fonctionne mieux comme une promenade que comme une collection d’images à accumuler.
| Critère | teamLab Planets | teamLab Borderless |
|---|---|---|
| Localisation | Toyosu, près de la baie | Azabudai Hills, Minato |
| Format | Parcours dirigé et sensoriel | Exploration libre entre plusieurs espaces |
| Durée réaliste | 60 à 90 minutes | 2 à 3 heures |
| Prix adulte indicatif | Environ 3 200 yens | Environ 3 600 à 3 800 yens |
| Point distinctif | Eau, pieds nus, matières et miroirs | Œuvres mobiles et parcours non linéaire |
| Pour quel profil | Visite courte, photographies, expérience physique | Curieux, familles, amateurs de déambulation |
Les tarifs de Borderless évoluent selon la date et la demande. En 2026, prévoyez un budget d’environ 3 600 à 3 800 yens par adulte, hors éventuelles options. Vérifiez toujours l’heure précise, les règles de modification et les conditions d’annulation. Le site officiel reste la référence pour les disponibilités. Des partenaires agréés peuvent être utiles si vous recherchez une interface française ou une formule avec annulation, mais aucune promesse ne vaut la lecture des conditions affichées au moment de réserver.
Borderless est généralement plus simple pour les poussettes et certains besoins de mobilité que Planets, sans être uniformément accessible dans chaque recoin. Les allées sombres, les reliefs visuels et l’affluence peuvent rester inconfortables. Il vaut mieux consulter les indications du lieu et ne pas baser un itinéraire sur une supposition d’accessibilité totale.
La visite dialogue bien avec le Tokyo contemporain. Après Borderless, Tokyo Tower est proche, tout comme les rues de Roppongi et les musées d’art de la zone. Ceux qui cherchent un panorama peuvent comparer cette journée avec la montée à la Tokyo Skytree, mais l’approche est opposée. Un observatoire donne une lecture géographique de la ville ; Borderless propose une lecture sensible, faite de lumière, de rythme et de circulation.
Borderless offre donc davantage de profondeur à qui accepte de se perdre un peu. Son intérêt tient précisément à cette absence de chemin unique, rare dans une capitale où chaque déplacement semble d’ordinaire parfaitement balisé.
Réserver teamLab à Tokyo sans perdre son créneau de visite
Les billets teamLab doivent être traités comme une réservation de train ou de musée très demandé. Vous choisissez une date et une heure, puis recevez un QR code ou un voucher par courriel selon le canal retenu. L’achat au guichet le jour même ne doit pas servir de plan principal. Les créneaux les plus pratiques disparaissent vite, surtout durant les week-ends, les vacances japonaises et la saison des cerisiers entre fin mars et début avril.
La réservation directe sur teamlab.art reste la voie la plus claire pour vérifier les horaires réels et les règles propres au jour choisi. Des plateformes reconnues peuvent aussi proposer des billets. Elles deviennent intéressantes lorsque leurs conditions d’annulation sont meilleures ou quand leur service client est plus accessible en français. Le prix annoncé « à partir de » ne suffit jamais. Regardez le montant final, la monnaie affichée, les frais éventuels et la politique applicable au billet précis.
Pour Planets, une offre peut débuter autour de 19 euros. Certains billets sont valables une journée, mais l’accès reste lié à un créneau fixe et à une fenêtre d’entrée courte. L’activité affichait plus de 12 000 avis et une note moyenne de 4,6 sur 5 sur certaines plateformes en 2026. Ce chiffre montre une fréquentation solide, pas une garantie que la visite conviendra à tout le monde. Les personnes qui supportent mal les lieux sombres, les sons continus ou la promiscuité doivent en tenir compte.
Le meilleur choix d’horaire dépend du musée. Pour Planets, l’ouverture en semaine évite souvent les files les plus denses. Pour Borderless, les premiers créneaux permettent de parcourir les salles avec davantage d’espace. Une entrée tardive peut aussi être agréable, mais les billets deviennent plus rares. Le samedi matin et les jours fériés sont les moments les moins confortables si vous souhaitez photographier les salles réfléchissantes sans silhouettes dans chaque angle.
La saison compte autant que l’horaire. L’été tokyoïte, de juin à septembre, apporte chaleur et humidité. Planets devient alors une pause intérieure appréciable, mais les touristes comme les résidents ont la même idée. En hiver, entre janvier et février, la fréquentation est souvent plus facile à gérer hors vacances, et les trajets restent simples. Une visite teamLab se cale bien sur un budget global de Tokyo de 12 000 à 18 000 yens par jour hors hôtel pour un voyageur qui combine transports, visites et repas simples. Le billet représente donc une activité culturelle notable, sans déséquilibrer une journée préparée.
Gardez aussi vos outils de voyage prêts avant de partir. Un QR code enregistré hors connexion évite une mauvaise surprise dans une station. Les cartes de Tokyo sont denses et les sorties de métro comptent. Le guide des applications utiles pour voyager au Japon aide à choisir une solution de navigation et de traduction adaptée. Un accès internet stable peut également faciliter les changements de programme ; un wifi de poche au Japon reste pratique lorsque plusieurs personnes partagent les réservations et les itinéraires.
Planifiez les transports avec une marge réelle. À Tokyo, un retard de quelques minutes vient moins du train que des correspondances, des longues galeries souterraines ou d’une erreur de sortie. Depuis un hôtel capsule à Shinjuku, rejoindre Toyosu demande plus de temps que ne le laisse croire une carte simplifiée. Si vous logez dans ce secteur, ce guide pour choisir un hôtel capsule à Tokyo permet de mieux situer les quartiers avant de fixer vos réservations.
- Fixez la journée teamLab après avoir choisi votre quartier d’hébergement et vos déplacements principaux.
- Réservez le musée correspondant à votre rythme plutôt que celui dont les photos circulent le plus sur les réseaux.
- Enregistrez le QR code sur votre téléphone et gardez une copie dans vos documents hors ligne.
- Arrivez en avance, car un billet non remboursable ne laisse aucune marge en cas de retard.
- Vérifiez les restrictions liées à l’âge, à la mobilité, aux lumières et aux zones aquatiques avant le paiement.
La réservation ne doit pas être une formalité expédiée entre deux visites. Elle conditionne le rythme de la journée et la qualité de ces espaces conçus pour être vécus sans précipitation.
Photographier et vivre les installations interactives de teamLab avec justesse
teamLab est très photographié, parfois au point de réduire la visite à une recherche de décors pour les réseaux sociaux. Les images peuvent être remarquables, notamment dans les salles de miroirs ou sous les fleurs suspendues. Elles ne remplacent pourtant pas le mouvement, le son et l’effet de profondeur qui font la substance de l’œuvre. Prenez quelques photos, puis rangez l’écran pendant une partie du parcours. Cette alternance permet de comprendre pourquoi les créations ne fonctionnent pas comme une simple série de fonds lumineux.
Les règles de prise de vue restent simples. Le flash est à proscrire, car il gêne les autres visiteurs et déforme la lumière pensée par les artistes. Une stabilisation correcte, le mode nuit ou une courte vidéo donnent souvent un meilleur résultat qu’une photo prise à la hâte. Dans les salles à miroirs, vérifiez votre cadre avant de déclencher. Vous pouvez facilement capturer une personne qui ne souhaite pas apparaître sur votre image, ou révéler un angle technique que la pénombre masque à l’œil nu.
Les œuvres de teamLab proposent une idée forte de la créativité. Le visiteur ne crée pas l’image depuis zéro, mais il participe à son évolution. Dans une salle où des fleurs naissent et se fanent, le temps fait partie de la composition. Dans une projection où des animaux se déplacent, les autres visiteurs deviennent des obstacles, des partenaires ou des silhouettes qui modifient le tracé. Cette dimension collective éloigne teamLab du jeu vidéo individuel, même si l’univers visuel partage avec lui une maîtrise du mouvement et de la réaction en temps réel.
La frontière entre spectacle et musée mérite aussi d’être regardée sans mépris. Oui, les œuvres sont conçues pour impressionner immédiatement. Oui, leur diffusion sur les réseaux participe à leur succès international. Mais la place du public, la disparition progressive des motifs et l’absence de parcours fixe à Borderless posent des questions artistiques concrètes. Qui possède une œuvre qui change selon les personnes présentes ? Que reste-t-il lorsque la projection s’éteint ? teamLab ne répond pas toujours de manière théorique, mais met ces interrogations en scène.
Pour les familles, l’expérience fonctionne mieux lorsqu’elle est expliquée avant l’entrée. Un enfant peut toucher certaines images ou courir vers les couleurs, mais il doit aussi respecter les autres visiteurs, les consignes du personnel et les sols glissants. À Planets, il faut rappeler que le bassin n’est pas une piscine. À Borderless, il faut éviter de bloquer les passages sombres en s’arrêtant brusquement pour filmer. Ces règles ne cassent pas le plaisir ; elles rendent possible la cohabitation dans un espace conçu pour beaucoup de monde.
L’innovation de teamLab ne réside pas seulement dans les projecteurs, les capteurs ou les logiciels. Elle tient à l’ambition de réunir des pratiques longtemps séparées. L’architecture devient support d’image. Le corps devient une donnée du programme. La foule devient une partie du paysage. Cette méthode rejoint certaines idées japonaises sur le rapport entre intérieur et extérieur, sans les enfermer dans un cliché culturel. Une œuvre peut associer des références aux saisons, aux jardins ou aux animaux, tout en étant produite par des outils très contemporains.
La comparaison avec les attractions à sensations doit rester mesurée. teamLab partage avec elles une volonté d’envelopper le visiteur, mais les objectifs diffèrent. À Universal Studios Japan, l’expérience suit souvent un récit ou une franchise identifiable. Les attractions d’Universal Studios Japan reposent sur des temps d’attente, des manèges et une logique de parc. teamLab ne propose ni personnage central ni scénario unique. Vous y construisez votre propre parcours à partir d’images changeantes.
Il est raisonnable de prévoir une pause après Borderless, surtout si vous êtes sensible à la fatigue visuelle. Les salles sombres, les contrastes et les déplacements sans repères peuvent être intenses. Sortez quelques minutes dans le quartier d’Azabudai Hills ou installez-vous dans un espace calme avant de reprendre le métro. La visite devient alors un moment culturel intégré à Tokyo, pas une consommation accélérée de lumière.
Regarder teamLab avec attention permet de dépasser la photographie souvenir. Le lieu montre comment une œuvre peut être à la fois calculée, mouvante et dépendante des comportements très ordinaires de ses visiteurs.
Choisir entre teamLab Planets et Borderless selon son séjour à Tokyo
Choisir entre les deux sites dépend d’abord du temps disponible. Pour un premier séjour de trois ou quatre jours à Tokyo, ajouter les deux peut être excessif si votre programme inclut déjà Asakusa, Shibuya, Shinjuku, Ueno et une excursion hors de la ville. Une seule visite suffit à comprendre l’univers du collectif. Réserver les deux a du sens si vous aimez l’immersif, la photographie, l’architecture contemporaine et les formes de digital art qui demandent du temps.
Planets convient à un créneau plus court et à une journée tournée vers la baie. Vous pouvez le placer avant une promenade à Odaiba, puis rejoindre Ginza ou Tsukiji selon votre itinéraire. Sa durée prévisible facilite l’organisation. Il faut néanmoins aimer l’idée de marcher pieds nus, de traverser l’eau et de perdre parfois l’équilibre sur une surface souple. Ce n’est pas un détail logistique. C’est le cœur de l’expérience.
Borderless correspond mieux à un après-midi entier dans le centre-sud de Tokyo. Sa proximité avec Roppongi et Toranomon permet de composer une journée moins dispersée. Le site est recommandé si vous préférez revenir dans une salle, suivre votre curiosité et vous asseoir pour observer les œuvres. Il est aussi plus intéressant pour les visiteurs qui veulent éviter les zones aquatiques. Son format libre peut toutefois fatiguer les personnes qui apprécient un chemin clair et une durée maîtrisée.
Visiter les deux le même jour reste techniquement possible. Commencez par Planets le matin, laissez une marge d’au moins 30 à 40 minutes de transport vers Azabudai Hills, puis entrez à Borderless l’après-midi. Dans les faits, prévoyez plutôt cinq à six heures de visite cumulée, déplacements non compris. Cette option épuise vite et réduit le temps de regard. Deux jours distincts sont plus agréables, surtout pendant une période chargée.
Le budget des deux entrées approche 7 000 yens par adulte avant les frais de réservation éventuels. Ajoutez les transports et une marge pour les imprévus. Les paiements sans contact sont largement utilisés à Tokyo, mais disposer de quelques yens reste utile dans les petits commerces ou pour certains casiers. Le guide sur l’argent liquide au Japon en 2026 aide à préparer ce point avant le départ, sans retirer des sommes excessives.
Une alternative consiste à répartir les expériences culturelles. Borderless peut représenter le Tokyo urbain et contemporain. Un autre jour, un musée plus traditionnel, un jardin ou un quartier historique apporte un contraste utile. Cette variété évite de résumer la capitale à ses écrans. Tokyo est aussi une ville de bibliothèques, de temples, de marchés, de parcs et de rues résidentielles où l’attention se porte sur des choses beaucoup moins lumineuses.
Le profil de voyageur aide à trancher. Un couple qui cherche une activité visuelle en soirée choisira volontiers Planets s’il loge à l’est de Tokyo. Une famille avec poussette s’orientera plus facilement vers Borderless après vérification de l’accessibilité du jour. Un passionné d’art contemporain profitera davantage de Borderless, car la circulation des œuvres permet une observation plus longue. Un visiteur qui veut une première approche intense mais limitée dans le temps trouvera à Planets un format plus direct.
La meilleure décision ne consiste pas à cocher le lieu le plus médiatisé. Elle consiste à faire correspondre le musée à votre quartier, à votre énergie et au temps que vous acceptez de consacrer à une œuvre qui ne se laisse pas regarder en vitesse.
Faut-il réserver teamLab Tokyo avant le départ ?
Oui. Les billets sont attribués par créneau horaire et les plages les plus demandées peuvent afficher complet plusieurs jours ou semaines à l’avance. Réservez dès que vos dates de séjour sont fixées, puis vérifiez les conditions de modification et d’annulation.
Quelle est la différence principale entre teamLab Planets et teamLab Borderless ?
Planets à Toyosu suit un parcours physique avec eau, miroirs et entrée pieds nus, pour environ 60 à 90 minutes. Borderless à Azabudai Hills est plus vaste et se découvre librement pendant deux à trois heures parmi des œuvres qui circulent entre les salles.
Peut-on porter une jupe ou un pantalon long à teamLab Planets ?
Un pantalon souple qui se retrousse facilement est préférable. Certaines zones comportent de l’eau pouvant monter jusqu’aux genoux et les surfaces réfléchissantes rendent une tenue courte moins confortable. Les chaussures et chaussettes sont retirées à l’entrée.
teamLab est-il adapté aux enfants ?
Les deux lieux peuvent plaire aux enfants accompagnés. Planets demande une attention particulière dans les zones d’eau et les poussettes n’y sont pas admises partout. Borderless est généralement plus simple pour une visite familiale, sous réserve des règles d’accès et de mobilité affichées pour la date choisie.
Quel budget prévoir pour teamLab à Tokyo ?
En 2026, comptez environ 3 200 yens pour Planets et 3 600 à 3 800 yens pour Borderless par adulte, selon la date et le créneau. Les prix des partenaires peuvent varier, tout comme leurs conditions d’annulation.