{"id":458,"date":"2026-09-08T21:18:59","date_gmt":"2026-09-08T21:18:59","guid":{"rendered":"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/temples-incontournables-kyoto\/"},"modified":"2026-09-10T05:51:01","modified_gmt":"2026-09-10T05:51:01","slug":"temples-incontournables-kyoto","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/temples-incontournables-kyoto\/","title":{"rendered":"D\u00e9couvrir les temples incontournables de kyoto et leur histoire"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>En bref<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Kyoto rassemble des temples bouddhistes et des sanctuaires shinto, deux traditions qui se c\u00f4toient souvent mais ne d\u00e9signent pas les m\u00eames lieux.<\/li><li>Le Kiyomizu-dera, le Kinkaku-ji, le Tenry\u016b-ji et le Ry\u014dan-ji figurent parmi les grands rep\u00e8res du <strong>Patrimoine<\/strong> culturel de l\u2019ancienne capitale.<\/li><li>Le Fushimi Inari-taisha est un sanctuaire d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Inari, la divinit\u00e9 shinto li\u00e9e notamment au riz, \u00e0 l\u2019agriculture et \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9.<\/li><li>Trois jours permettent de d\u00e9couvrir les principaux sites en les regroupant par quartiers, avec un budget d\u2019environ <strong>3 000 \u00e0 5 000 yens<\/strong> pour les entr\u00e9es et les transports urbains.<\/li><li>Le printemps et la fin novembre attirent beaucoup de monde. Les visites t\u00f4t le matin offrent une circulation plus simple et une meilleure lecture des jardins.<\/li><\/ul>\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_87 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Sommaire<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><a href=\"#\" class=\"ez-toc-pull-right ez-toc-btn ez-toc-btn-xs ez-toc-btn-default ez-toc-toggle\" aria-label=\"Toggle Table of Content\"><span class=\"ez-toc-js-icon-con\"><span class=\"\"><span class=\"eztoc-hide\" style=\"display:none;\">Toggle<\/span><span class=\"ez-toc-icon-toggle-span\"><svg style=\"fill: #999;color:#999\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" class=\"list-377408\" width=\"20px\" height=\"20px\" viewBox=\"0 0 24 24\" fill=\"none\"><path d=\"M6 6H4v2h2V6zm14 0H8v2h12V6zM4 11h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2zM4 16h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2z\" fill=\"currentColor\"><\/path><\/svg><svg style=\"fill: #999;color:#999\" class=\"arrow-unsorted-368013\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"10px\" height=\"10px\" viewBox=\"0 0 24 24\" version=\"1.2\" baseProfile=\"tiny\"><path d=\"M18.2 9.3l-6.2-6.3-6.2 6.3c-.2.2-.3.4-.3.7s.1.5.3.7c.2.2.4.3.7.3h11c.3 0 .5-.1.7-.3.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7zM5.8 14.7l6.2 6.3 6.2-6.3c.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7c-.2-.2-.4-.3-.7-.3h-11c-.3 0-.5.1-.7.3-.2.2-.3.5-.3.7s.1.5.3.7z\"\/><\/svg><\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 eztoc-toggle-hide-by-default' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/temples-incontournables-kyoto\/#Comprendre_les_temples_de_Kyoto_entre_bouddhisme_shinto_et_histoire_imperiale\" >Comprendre les temples de Kyoto entre bouddhisme, shinto et histoire imp\u00e9riale<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/temples-incontournables-kyoto\/#Kiyomizu-dera_a_Kyoto_un_temple_suspendu_au-dessus_de_Higashiyama\" >Kiyomizu-dera \u00e0 Kyoto, un temple suspendu au-dessus de Higashiyama<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/temples-incontournables-kyoto\/#Fushimi_Inari-taisha_les_milliers_de_torii_et_le_culte_dInari\" >Fushimi Inari-taisha, les milliers de torii et le culte d\u2019Inari<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/temples-incontournables-kyoto\/#Kinkaku-ji_et_Ryoan-ji_deux_visions_de_larchitecture_zen_a_Kyoto\" >Kinkaku-ji et Ry\u014dan-ji, deux visions de l\u2019architecture zen \u00e0 Kyoto<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/temples-incontournables-kyoto\/#Tenryu-ji_a_Arashiyama_un_jardin_concu_pour_dialoguer_avec_les_montagnes\" >Tenry\u016b-ji \u00e0 Arashiyama, un jardin con\u00e7u pour dialoguer avec les montagnes<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/temples-incontournables-kyoto\/#Organiser_une_visite_touristique_des_temples_de_Kyoto_sans_perdre_son_temps_dans_les_transports\" >Organiser une visite touristique des temples de Kyoto sans perdre son temps dans les transports<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Comprendre_les_temples_de_Kyoto_entre_bouddhisme_shinto_et_histoire_imperiale\"><\/span>Comprendre les temples de Kyoto entre bouddhisme, shinto et histoire imp\u00e9riale<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Kyoto a \u00e9t\u00e9 la capitale imp\u00e9riale du Japon de <strong>794 \u00e0 1868<\/strong>. Cette dur\u00e9e explique la concentration de monuments religieux, de r\u00e9sidences aristocratiques, de jardins et d\u2019ateliers d\u2019artisans que vous rencontrez aujourd\u2019hui dans la ville. Le transfert de la capitale vers Tokyo au XIXe si\u00e8cle n\u2019a pas effac\u00e9 ce r\u00f4le ancien. Kyoto reste un centre majeur de la <strong>Culture japonaise<\/strong>, o\u00f9 les pratiques religieuses, les f\u00eates locales et le patrimoine architectural gardent une place visible dans la vie quotidienne.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le mot \u00ab temple \u00bb est souvent employ\u00e9 pour tous les sites sacr\u00e9s japonais. Cette simplification peut cr\u00e9er une confusion lors d\u2019une visite touristique. Un temple bouddhiste se reconna\u00eet souvent aux suffixes <strong>-ji<\/strong> ou <strong>-dera<\/strong>, qui signifient \u00ab temple \u00bb. Il abrite des statues de Bouddha ou de divinit\u00e9s bouddhiques, des br\u00fble-encens, parfois une pagode et des salles de pri\u00e8re. Un sanctuaire shinto porte g\u00e9n\u00e9ralement le suffixe <strong>-jinja<\/strong> ou <strong>-taisha<\/strong>. Il est consacr\u00e9 aux kami, les divinit\u00e9s ou pr\u00e9sences sacr\u00e9es du shinto. Ses torii, portiques marquant l\u2019entr\u00e9e d\u2019un espace sacr\u00e9, sont son signe le plus \u00e9vident.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette distinction ne doit pas vous emp\u00eacher de relier les deux traditions. Jusqu\u2019aux r\u00e9formes religieuses de l\u2019\u00e8re Meiji, \u00e0 partir de 1868, bouddhisme et shinto ont longtemps partag\u00e9 des espaces, des rites et des repr\u00e9sentations. Le Kiyomizu-dera, par exemple, est un temple bouddhiste voisin du Jishu-jinja, un sanctuaire shinto. Le Fushimi Inari-taisha, malgr\u00e9 sa pr\u00e9sence dans presque toutes les s\u00e9lections de temples de Kyoto, est bien un sanctuaire. Comprendre ce vocabulaire permet de mieux lire les lieux plut\u00f4t que de les r\u00e9duire \u00e0 un d\u00e9cor photographique.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les dix-sept monuments historiques de l\u2019ancienne Kyoto, dont font partie le Kinkaku-ji, le Ry\u014dan-ji et le Tenry\u016b-ji, sont inscrits au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO depuis <strong>1994<\/strong>. Cette reconnaissance ne signifie pas que tout est rest\u00e9 fig\u00e9 depuis le Moyen \u00c2ge. Le Japon reconstruit r\u00e9guli\u00e8rement ses b\u00e2timents en bois apr\u00e8s les incendies, les guerres ou l\u2019usure. La valeur du site repose autant sur la continuit\u00e9 de ses formes, de ses techniques et de ses usages que sur l\u2019\u00e2ge exact de chaque poutre.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour pr\u00e9parer une journ\u00e9e coh\u00e9rente, il vaut mieux choisir un secteur. L\u2019est de Kyoto regroupe Kiyomizu-dera, les pentes de Higashiyama et le quartier de Gion. Le nord-ouest r\u00e9unit Kinkaku-ji et Ry\u014dan-ji. \u00c0 l\u2019ouest, Arashiyama associe le Tenry\u016b-ji \u00e0 la rivi\u00e8re Katsura et \u00e0 la bambouseraie. Au sud, Fushimi Inari demande une marche distincte sur le mont Inari. Passer d\u2019un site \u00e0 l\u2019autre sans logique g\u00e9ographique fatigue vite, surtout lorsque les bus urbains sont charg\u00e9s.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Site<\/th>\n<th>Nature religieuse<\/th>\n<th>Quartier<\/th>\n<th>Temps de visite conseill\u00e9<\/th>\n<th>Rep\u00e8re de prix<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Kiyomizu-dera<\/td>\n<td>Temple bouddhiste<\/td>\n<td>Higashiyama<\/td>\n<td>1 h \u00e0 1 h 30<\/td>\n<td>Environ 500 yens<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Fushimi Inari-taisha<\/td>\n<td>Sanctuaire shinto<\/td>\n<td>Fushimi<\/td>\n<td>1 h \u00e0 3 h<\/td>\n<td>Entr\u00e9e libre<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Kinkaku-ji<\/td>\n<td>Temple zen<\/td>\n<td>Kita<\/td>\n<td>45 min \u00e0 1 h<\/td>\n<td>Environ 500 yens<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Tenry\u016b-ji<\/td>\n<td>Temple zen<\/td>\n<td>Arashiyama<\/td>\n<td>1 h \u00e0 1 h 30<\/td>\n<td>\u00c0 partir d\u2019environ 500 yens<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Ry\u014dan-ji<\/td>\n<td>Temple zen<\/td>\n<td>Ukyo<\/td>\n<td>45 min \u00e0 1 h<\/td>\n<td>Environ 600 yens<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les horaires et tarifs peuvent \u00e9voluer selon la saison ou les travaux. V\u00e9rifiez-les la veille aupr\u00e8s du site officiel de chaque \u00e9tablissement. Pour un premier s\u00e9jour, le <a href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/kyoto-temples-quartiers\/\">guide des temples et quartiers de Kyoto<\/a> aide \u00e0 r\u00e9partir ces visites sans multiplier les trajets inutiles. L\u2019ordre de d\u00e9couverte compte presque autant que la liste des monuments.<\/p>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1536\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/gros-plan-lanterne-pierre-torii-jardin-kyoto.jpg\" alt=\"Gros plan sur une lanterne de pierre moussue pr\u00e8s d&apos;un torii dans un jardin\" class=\"wp-image-470\" srcset=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/gros-plan-lanterne-pierre-torii-jardin-kyoto.jpg 1536w, https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/gros-plan-lanterne-pierre-torii-jardin-kyoto-300x200.jpg 300w, https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/gros-plan-lanterne-pierre-torii-jardin-kyoto-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/gros-plan-lanterne-pierre-torii-jardin-kyoto-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1536px) 100vw, 1536px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Illustration g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par intelligence artificielle.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Kiyomizu-dera_a_Kyoto_un_temple_suspendu_au-dessus_de_Higashiyama\"><\/span>Kiyomizu-dera \u00e0 Kyoto, un temple suspendu au-dessus de Higashiyama<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le <strong>Kiyomizu-dera<\/strong>, dont le nom signifie \u00ab temple de l\u2019eau pure \u00bb, domine les collines de Higashiyama \u00e0 l\u2019est de Kyoto. Sa fondation remonte traditionnellement \u00e0 <strong>778<\/strong>, avant m\u00eame la cr\u00e9ation de la capitale imp\u00e9riale. Le temple est associ\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole Tendai du bouddhisme japonais et \u00e0 Kannon, figure de compassion tr\u00e8s v\u00e9n\u00e9r\u00e9e. Sa position en hauteur, au-dessus des ruelles anciennes, explique sa popularit\u00e9 aupr\u00e8s des visiteurs comme des habitants venus prier.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le b\u00e2timent le plus connu est le Hondo, la salle principale. Sa vaste terrasse en bois avance au-dessus de la pente et est soutenue par de hautes colonnes assembl\u00e9es sans clous m\u00e9talliques. L\u2019\u00e9difice actuel date de <strong>1633<\/strong>, sous le shogunat Tokugawa. Cette Architecture illustre le savoir-faire de la charpente japonaise, capable de cr\u00e9er une structure solide avec des assemblages de bois complexes. La plateforme offre une vue d\u00e9gag\u00e9e sur les toits de Kyoto et sur les \u00e9rables qui colorent la colline \u00e0 l\u2019automne.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La fr\u00e9quentation reste tr\u00e8s forte lors de la saison des cerisiers, entre la fin mars et le d\u00e9but avril selon les ann\u00e9es, puis durant les feuillages rouges de novembre. Arriver \u00e0 l\u2019ouverture, souvent autour de 6 heures en haute saison, change r\u00e9ellement l\u2019exp\u00e9rience. Les rues Sannenzaka et Ninenzaka, qui conduisent au temple, sont alors encore calmes. Elles deviennent difficiles \u00e0 traverser apr\u00e8s 10 heures, avec des groupes compacts et des files devant les boutiques.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au pied du pavillon principal se trouve la cascade Otowa. Trois filets d\u2019eau y sont canalis\u00e9s dans des rigoles distinctes. Les visiteurs utilisent traditionnellement une louche munie d\u2019un long manche pour boire une petite quantit\u00e9 d\u2019eau. Les interpr\u00e9tations populaires associent ces trois courants \u00e0 la long\u00e9vit\u00e9, \u00e0 la r\u00e9ussite dans les \u00e9tudes et \u00e0 la vie affective. Il ne s\u2019agit pas d\u2019une pratique m\u00e9dicale et l\u2019eau ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un traitement. Le geste rel\u00e8ve d\u2019un usage religieux et culturel, qu\u2019il vaut mieux effectuer avec mesure.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Jishu-jinja voisin est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 \u014ckuninushi, kami associ\u00e9 notamment aux liens amoureux. Deux pierres sont plac\u00e9es \u00e0 quelques m\u00e8tres l\u2019une de l\u2019autre. Les atteindre les yeux ferm\u00e9s est pr\u00e9sent\u00e9 comme un signe favorable dans les croyances locales. Cette pr\u00e9sence shinto dans l\u2019enceinte proche d\u2019un grand temple bouddhiste montre concr\u00e8tement l\u2019histoire entrem\u00eal\u00e9e des religions japonaises.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vous pouvez rejoindre Kiyomizu-dera en bus depuis la gare de Kyoto jusqu\u2019aux arr\u00eats Gojo-zaka ou Kiyomizu-michi, puis marcher environ quinze minutes en mont\u00e9e. Le trajet para\u00eet simple sur une carte, mais les rues pav\u00e9es sont \u00e9troites et la pente est r\u00e9elle. Des chaussures adapt\u00e9es rendent la visite plus agr\u00e9able. La station Kiyomizu-Goj\u014d de la ligne Keihan constitue une autre option, avec une marche plus longue mais souvent moins engorg\u00e9e.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La r\u00e8gle de comportement est simple. \u00c0 l\u2019entr\u00e9e d\u2019un b\u00e2timent, retirez vos chaussures si cela est demand\u00e9. \u00c9vitez de filmer au passage des personnes en pri\u00e8re. Dans les zones pr\u00e9vues pour l\u2019encens, observez d\u2019abord les gestes des visiteurs japonais plut\u00f4t que de manipuler les objets au hasard. Le temple n\u2019est pas un mus\u00e9e silencieux, mais un lieu de culte actif, avec ses fid\u00e8les et ses c\u00e9r\u00e9monies.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Kiyomizu-dera se visite bien avec les petites rues de Higashiyama et le sanctuaire Yasaka-jinja. Pr\u00e9voyez une demi-journ\u00e9e pour cette zone, sans chercher \u00e0 y ajouter Fushimi Inari. Le site prend une autre dimension lorsque la terrasse est regard\u00e9e comme un ouvrage du XVIIe si\u00e8cle et non comme un simple point de vue sur Kyoto.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Mes 10 temples et sanctuaires pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s au Japon\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/pqdxsi-W-kc?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Fushimi_Inari-taisha_les_milliers_de_torii_et_le_culte_dInari\"><\/span>Fushimi Inari-taisha, les milliers de torii et le culte d\u2019Inari<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le <strong>Fushimi Inari-taisha<\/strong> ne rel\u00e8ve pas du bouddhisme mais du shinto. Il est consacr\u00e9 \u00e0 Inari, un kami associ\u00e9 historiquement au riz, puis plus largement aux r\u00e9coltes, au commerce et aux activit\u00e9s professionnelles. Les origines du sanctuaire remontent \u00e0 <strong>711<\/strong>, lorsque le culte aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli sur le mont Inari, au sud de Kyoto. La construction des premiers b\u00e2timents \u00e0 cet emplacement est traditionnellement dat\u00e9e de 816.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le sanctuaire est connu pour ses milliers de torii vermillon. Chaque portique est g\u00e9n\u00e9ralement financ\u00e9 par un particulier, une famille ou une entreprise, en remerciement ou dans l\u2019espoir d\u2019une faveur. Les noms des donateurs sont inscrits \u00e0 l\u2019arri\u00e8re des montants. Cette pratique explique pourquoi les torii continuent d\u2019\u00eatre ajout\u00e9s et remplac\u00e9s au fil du temps. Le parcours n\u2019est donc pas une installation con\u00e7ue en une fois, mais un paysage religieux vivant, nourri par les dons.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les statues de renards, appel\u00e9s <strong>kitsune<\/strong>, sont omnipr\u00e9sentes. Elles ne repr\u00e9sentent pas Inari lui-m\u00eame. Elles sont les messagers de cette divinit\u00e9. Certaines tiennent une cl\u00e9 dans leur gueule, symbole des r\u00e9serves de riz. D\u2019autres portent un rouleau, une boule ou un \u00e9pi. Ce d\u00e9tail donne du sens aux photos prises sur place et rappelle que le sanctuaire ne se limite pas aux tunnels rouges visibles sur les r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le premier tron\u00e7on, derri\u00e8re le b\u00e2timent principal, est le plus charg\u00e9. Beaucoup de visiteurs font demi-tour apr\u00e8s les deux rang\u00e9es serr\u00e9es de torii appel\u00e9es Senbon Torii, litt\u00e9ralement \u00ab mille torii \u00bb. Poursuivre jusqu\u2019\u00e0 Yotsutsuji, un point de repos situ\u00e9 \u00e0 mi-pente, permet d\u2019\u00e9chapper en partie \u00e0 la foule et d\u2019apercevoir Kyoto entre les arbres. Comptez <strong>1 heure<\/strong> pour une boucle courte et environ <strong>2 \u00e0 3 heures<\/strong> pour la mont\u00e9e compl\u00e8te vers le sommet, \u00e0 233 m\u00e8tres d\u2019altitude.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le parcours est accessible sans billet et reste ouvert en permanence, ce qui rend les premi\u00e8res heures de la journ\u00e9e particuli\u00e8rement int\u00e9ressantes. Entre 7 et 8 heures, les groupes organis\u00e9s sont moins nombreux qu\u2019en milieu de matin\u00e9e. Le sentier est \u00e9clair\u00e9 \u00e0 la tomb\u00e9e du jour, mais les marches et les racines demandent de rester vigilant. Un d\u00e9part tardif n\u2019est pas id\u00e9al si vous ne connaissez pas le terrain.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis la gare de Kyoto, prenez la ligne JR Nara jusqu\u2019\u00e0 Inari. Le trajet dure environ <strong>5 minutes<\/strong>, puis l\u2019entr\u00e9e du sanctuaire se trouve juste en face de la gare. La ligne Keihan dessert aussi la station Fushimi-Inari, pratique si vous venez de Gion ou du centre-est. Le Japan Rail Pass peut couvrir le tron\u00e7on JR, mais il ne justifie pas \u00e0 lui seul son achat pour les seuls d\u00e9placements locaux de Kyoto.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les usages shinto demandent peu de formalit\u00e9s, mais ils m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre respect\u00e9s. Au torii, passez plut\u00f4t sur le c\u00f4t\u00e9 que par le centre, voie symboliquement r\u00e9serv\u00e9e aux kami. Au bassin de purification, rincez une main puis l\u2019autre, versez un peu d\u2019eau dans votre main gauche pour vous rincer la bouche sans toucher la louche, puis replacez-la. Le geste est bref. Il ne faut ni boire directement \u00e0 la louche ni bloquer le passage.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le sanctuaire peut \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 une journ\u00e9e dans le sud de Kyoto, avant une excursion \u00e0 Uji ou Nara. Pour approfondir son histoire et la signification de ses portiques, consultez <a href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/fushimi-inari-histoire-secrets\/\">les rep\u00e8res historiques de Fushimi Inari<\/a>. Monter au-del\u00e0 de la foule transforme la visite touristique en v\u00e9ritable marche de montagne.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Kinkaku-ji_et_Ryoan-ji_deux_visions_de_larchitecture_zen_a_Kyoto\"><\/span>Kinkaku-ji et Ry\u014dan-ji, deux visions de l\u2019architecture zen \u00e0 Kyoto<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le <strong>Kinkaku-ji<\/strong>, connu en fran\u00e7ais comme le Pavillon d\u2019or, est l\u2019image la plus c\u00e9l\u00e8bre de Kyoto. Le b\u00e2timent se refl\u00e8te dans l\u2019\u00e9tang Ky\u014dko-chi, dont le nom signifie \u00ab \u00e9tang-miroir \u00bb. Son \u00e9clat visuel attire une foule constante, mais son Histoire m\u00e9rite davantage qu\u2019un arr\u00eat rapide devant l\u2019eau. Le pavillon fut d\u2019abord construit en <strong>1397<\/strong> comme villa de retraite du shogun Ashikaga Yoshimitsu, figure centrale de la p\u00e9riode Muromachi.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s la mort de Yoshimitsu en 1408, la propri\u00e9t\u00e9 devint un temple de l\u2019\u00e9cole Rinzai du zen, sous le nom officiel de Rokuon-ji. Les trois \u00e9tages ne suivent pas le m\u00eame style architectural. Le premier \u00e9voque la r\u00e9sidence aristocratique de l\u2019\u00e9poque Heian, le deuxi\u00e8me le style des demeures de samoura\u00efs et le troisi\u00e8me une salle de temple zen. Les feuilles d\u2019or qui recouvrent les deux niveaux sup\u00e9rieurs ne sont donc pas un simple signe de luxe. Elles inscrivent le b\u00e2timent dans une mise en sc\u00e8ne politique et artistique du pouvoir shogunal.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le pavillon que vous voyez aujourd\u2019hui n\u2019est pas celui du XVe si\u00e8cle. Un incendie criminel l\u2019a d\u00e9truit en <strong>1950<\/strong>. La reconstruction s\u2019est achev\u00e9e en 1955 et une nouvelle couche de feuilles d\u2019or a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980. Cette histoire peut surprendre, mais elle correspond \u00e0 une conception japonaise du patrimoine o\u00f9 la transmission des techniques et de la forme prime parfois sur la conservation mat\u00e9rielle absolue.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le circuit de visite est \u00e0 sens unique. Il faut accepter que l\u2019on ne puisse pas faire le tour du pavillon ni entrer \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Le meilleur angle se situe au d\u00e9but du parcours, lorsque le b\u00e2timent et son reflet apparaissent ensemble. En hiver, une fine couche de neige cr\u00e9e une sc\u00e8ne tr\u00e8s connue, mais l\u2019acc\u00e8s peut \u00eatre ralenti. En octobre et novembre, les \u00e9rables et les pins structurent davantage le paysage sans les contraintes du froid.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 environ quinze minutes en bus ou en taxi du Kinkaku-ji se trouve le <strong>Ry\u014dan-ji<\/strong>. Le contraste est frappant. Ici, pas de feuille d\u2019or, ni de fa\u00e7ade con\u00e7ue pour briller. Le site est associ\u00e9 \u00e0 un jardin sec, ou <strong>karesansui<\/strong>, un jardin compos\u00e9 de pierres, de mousse et de gravier ratiss\u00e9 plut\u00f4t que d\u2019eau vive. Quinze rochers sont dispos\u00e9s en cinq ensembles devant un mur de terre ocre.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La date exacte du jardin de pierres fait d\u00e9bat parmi les historiens. Il est souvent associ\u00e9 \u00e0 la fin du XVe si\u00e8cle, p\u00e9riode de fondation du temple, mais les sources ne permettent pas d\u2019identifier avec certitude son auteur ni son \u00e9tat d\u2019origine. Cette incertitude est plus int\u00e9ressante que les explications toutes faites. Le jardin ne poss\u00e8de pas une seule interpr\u00e9tation officielle. \u00celes dans un oc\u00e9an, montagnes, tigresse traversant une rivi\u00e8re ou composition abstraite, les lectures restent ouvertes.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une particularit\u00e9 est souvent signal\u00e9e. Depuis n\u2019importe quel point de vue sur la terrasse, il est difficile de voir les quinze pierres \u00e0 la fois. Le fait est devenu un motif populaire dans les discours sur la contemplation zen, m\u00eame si la r\u00e9ception moderne du jardin a parfois simplifi\u00e9 ses usages. Asseyez-vous quelques minutes, observez les espacements, les lignes du gravier et le cadre cr\u00e9\u00e9 par le mur. L\u2019exercice demande surtout de ralentir le regard.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Ry\u014dan-ji poss\u00e8de aussi un jardin plus vaste autour d\u2019un \u00e9tang, le Ky\u014dy\u014dchi. Beaucoup de visiteurs l\u2019ignorent apr\u00e8s le jardin sec, alors qu\u2019il donne une vision plus compl\u00e8te du domaine. Pr\u00e9voyez au moins quarante-cinq minutes sur place. Une entr\u00e9e combin\u00e9e avec le circuit du Kinkaku-ji est logique, mais \u00e9vitez d\u2019y ajouter Arashiyama le m\u00eame jour si vous voyagez en bus.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Pavillon d\u2019or reste spectaculaire, tandis que Ry\u014dan-ji r\u00e9compense une attention plus calme. Le <a href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/kinkakuji-pavillon-or-kyoto\/\">guide d\u00e9di\u00e9 au Kinkaku-ji<\/a> permet de replacer cette fa\u00e7ade dor\u00e9e dans le contexte politique et artistique de l\u2019\u00e9poque Muromachi.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"1er VOYAGE \u00c0 KYOTO : Que Visiter et Guide Voyage (tout savoir en 2025)\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/KkSNHuJGlTE?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Tenryu-ji_a_Arashiyama_un_jardin_concu_pour_dialoguer_avec_les_montagnes\"><\/span>Tenry\u016b-ji \u00e0 Arashiyama, un jardin con\u00e7u pour dialoguer avec les montagnes<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le <strong>Tenry\u016b-ji<\/strong>, dont le nom signifie \u00ab temple du dragon c\u00e9leste \u00bb, se trouve \u00e0 Arashiyama, \u00e0 l\u2019ouest de Kyoto. Il est l\u2019un des grands temples de l\u2019\u00e9cole Rinzai du zen japonais. Sa fondation est li\u00e9e au shogun Ashikaga Takauji, qui ordonna sa construction \u00e0 partir de <strong>1339<\/strong>, en m\u00e9moire de l\u2019empereur Go-Daigo. Les relations entre le shogun et l\u2019empereur avaient pourtant \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9es par la rivalit\u00e9 politique. Le temple servait donc aussi \u00e0 apaiser une m\u00e9moire conflictuelle.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon une tradition rapport\u00e9e dans l\u2019histoire du lieu, un dragon serait apparu dans le r\u00eave d\u2019un moine. Ce r\u00e9cit a contribu\u00e9 au nom du temple, sans remplacer les raisons politiques et fun\u00e9raires de sa fondation. Le Tenry\u016b-ji devint rapidement l\u2019un des principaux \u00e9tablissements zen de Kyoto et fut plac\u00e9 \u00e0 la t\u00eate du r\u00e9seau des \u00ab cinq montagnes \u00bb, les grands temples soutenus par le pouvoir shogunal.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le jardin S\u014dgenchi est l\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus remarquable du domaine. Il fut con\u00e7u par Mus\u014d Soseki, moine zen, po\u00e8te et grand cr\u00e9ateur de jardins de l\u2019\u00e9poque m\u00e9di\u00e9vale. Le bassin central, les rochers et les pins ont \u00e9t\u00e9 compos\u00e9s pour \u00eatre observ\u00e9s depuis le b\u00e2timent principal. Les collines d\u2019Arashiyama apparaissent \u00e0 l\u2019arri\u00e8re-plan et sont int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 la composition. Cette technique est appel\u00e9e <strong>shakkei<\/strong>, ou \u00ab paysage emprunt\u00e9 \u00bb. La montagne n\u2019appartient pas au jardin, mais elle devient visuellement une partie de son dessin.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Tenry\u016b-ji a connu de nombreux incendies au cours des si\u00e8cles. Les b\u00e2timents actuels sont donc plus r\u00e9cents que le jardin, dont la structure g\u00e9n\u00e9rale conserve des \u00e9l\u00e9ments attribu\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Mus\u014d Soseki. Cette diff\u00e9rence entre paysage durable et architecture reconstruite aide \u00e0 comprendre le rapport japonais au temps. Le jardin change \u00e0 chaque saison, mais son intention de composition se transmet.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Arashiyama re\u00e7oit une foule importante, notamment pendant les feuillages d\u2019automne et lors des floraisons de cerisiers. Commencez par le Tenry\u016b-ji \u00e0 l\u2019ouverture, puis poursuivez vers la bambouseraie avant 9 heures. Apr\u00e8s cette heure, le passage devient difficile, surtout sur l\u2019all\u00e9e principale. Le quartier ne se r\u00e9duit pas \u00e0 cette for\u00eat de bambous. La rivi\u00e8re Katsura, le pont Togetsuky\u014d et les chemins vers les collines donnent davantage d\u2019ampleur \u00e0 la journ\u00e9e.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis la gare de Kyoto, la ligne JR Sagano rejoint Saga-Arashiyama en environ <strong>17 minutes<\/strong>. Il reste ensuite une dizaine de minutes \u00e0 pied jusqu\u2019au temple. Les gares Arashiyama de la ligne Keifuku et de la ligne Hankyu peuvent \u00eatre plus pratiques selon votre point de d\u00e9part. Les transports sont nombreux, mais le quartier se parcourt surtout \u00e0 pied.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019entr\u00e9e au jardin co\u00fbte g\u00e9n\u00e9ralement autour de <strong>500 yens<\/strong>. L\u2019acc\u00e8s aux b\u00e2timents peut demander un suppl\u00e9ment. Retirez vos chaussures dans les espaces indiqu\u00e9s et gardez un ton bas dans les salles ouvertes sur le jardin. Le silence n\u2019est pas une obligation th\u00e9\u00e2trale, mais il permet aux visiteurs assis pr\u00e8s des tatamis de profiter du lieu sans \u00eatre entour\u00e9s de conversations.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La bambouseraie voisine m\u00e9rite une pr\u00e9paration r\u00e9aliste. Elle est courte, libre d\u2019acc\u00e8s et souvent satur\u00e9e au milieu de la journ\u00e9e. Le parcours peut \u00eatre int\u00e9ressant \u00e0 l\u2019aube, mais il ne justifie pas de sacrifier la visite du Tenry\u016b-ji. Le <a href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/foret-bambous-arashiyama\/\">guide de la for\u00eat de bambous d\u2019Arashiyama<\/a> d\u00e9taille les cr\u00e9neaux et les itin\u00e9raires qui \u00e9vitent une partie de l\u2019affluence.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Tenry\u016b-ji montre que le jardin japonais n\u2019est pas un d\u00e9cor ajout\u00e9 apr\u00e8s coup. Il organise la relation entre le b\u00e2timent, l\u2019eau, les rochers et les montagnes qui entourent Kyoto.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Organiser_une_visite_touristique_des_temples_de_Kyoto_sans_perdre_son_temps_dans_les_transports\"><\/span>Organiser une visite touristique des temples de Kyoto sans perdre son temps dans les transports<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Kyoto se pr\u00eate mal \u00e0 une liste de dix sites coch\u00e9s dans la m\u00eame journ\u00e9e. La ville est \u00e9tendue, son r\u00e9seau de m\u00e9tro est limit\u00e9 et les bus restent tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9s autour des lieux connus. La strat\u00e9gie la plus efficace consiste \u00e0 consacrer chaque journ\u00e9e \u00e0 une zone. Vous gagnez du temps, vous marchez davantage entre les quartiers et vous \u00e9vitez de rester debout dans un bus bloqu\u00e9 par la circulation.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un s\u00e9jour de <strong>trois jours<\/strong> permet une premi\u00e8re approche s\u00e9rieuse. R\u00e9servez le premier jour \u00e0 Higashiyama et Kiyomizu-dera. Le deuxi\u00e8me peut couvrir Fushimi Inari t\u00f4t le matin, puis le centre de Kyoto ou le ch\u00e2teau de Nij\u014d. Le troisi\u00e8me convient au nord-ouest avec Kinkaku-ji et Ry\u014dan-ji, ou \u00e0 Arashiyama avec le Tenry\u016b-ji. Si vous disposez de quatre jours, ne cherchez pas un quatri\u00e8me grand monument \u00e0 tout prix. Prenez le temps d\u2019un petit temple de quartier comme Bukko-ji, d\u2019un jardin public ou du palais imp\u00e9rial.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les bus sont pratiques pour rejoindre Kinkaku-ji ou Kiyomizu-dera depuis la gare de Kyoto. Ils sont moins agr\u00e9ables aux heures de pointe. Les lignes ferroviaires priv\u00e9es sont souvent plus rapides pour Fushimi Inari et Arashiyama. Une carte IC rechargeable, comme ICOCA, simplifie les d\u00e9placements. Elle fonctionne sur la plupart des transports urbains. Le tarif exact varie selon le trajet, mais pr\u00e9voyez environ <strong>1 000 \u00e0 1 500 yens<\/strong> par jour pour les transports si vous combinez m\u00e9tro, train local et bus.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le budget d\u2019un circuit religieux reste raisonnable compar\u00e9 \u00e0 d\u2019autres activit\u00e9s culturelles. En additionnant Kiyomizu-dera, Kinkaku-ji, Ry\u014dan-ji et Tenry\u016b-ji, comptez environ <strong>2 000 \u00e0 2 500 yens<\/strong> d\u2019entr\u00e9es. Fushimi Inari est gratuit. Ajoutez les d\u00e9placements, une boisson et quelques d\u00e9penses impr\u00e9vues, puis pr\u00e9voyez entre 3 000 et 5 000 yens pour une journ\u00e9e dense. Ce montant ne comprend pas l\u2019h\u00e9bergement ni le trajet interurbain.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le printemps et l\u2019automne sont visuellement remarquables, mais ils concentrent les visiteurs. La premi\u00e8re quinzaine d\u2019avril et la seconde moiti\u00e9 de novembre demandent des r\u00e9servations d\u2019h\u00f4tel anticip\u00e9es. Juin apporte souvent des pluies, mais les jardins sont tr\u00e8s verts et la fr\u00e9quentation peut \u00eatre plus supportable. F\u00e9vrier offre des journ\u00e9es froides et une lumi\u00e8re claire, avec nettement moins de groupes. Pour un premier voyage, novembre reste une bonne option si vous acceptez de commencer vos journ\u00e9es t\u00f4t.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les temples accueillent des c\u00e9r\u00e9monies, des visiteurs locaux et des personnes venues se recueillir. Gardez les sentiers libres, \u00e9vitez les poses qui obstruent une porte ou une marche, et respectez les zones interdites \u00e0 la photographie. Les goshuin, calligraphies tamponn\u00e9es remises dans un carnet d\u00e9di\u00e9, sont des traces de p\u00e8lerinage ou de visite religieuse. Ils ne doivent pas \u00eatre demand\u00e9s comme un simple souvenir \u00e0 collectionner. Pr\u00e9sentez votre carnet ouvert, attendez calmement et pr\u00e9voyez des esp\u00e8ces.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les r\u00e8gles deviennent plus simples d\u00e8s que vous observez le rythme du lieu. Une cloche n\u2019est pas un accessoire sonore, une corde devant un sanctuaire n\u2019est pas un \u00e9l\u00e9ment d\u00e9coratif, et une salle ferm\u00e9e n\u2019est pas un espace \u00e0 franchir pour obtenir une meilleure photo. Cette attention minimale donne \u00e0 la visite une autre qualit\u00e9.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Kyoto peut aussi servir de base vers Nara, \u00e0 moins d\u2019une heure de train selon la ligne choisie. Apr\u00e8s les grands ensembles de Kyoto, <a href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/que-faire-nara-2026\/\">pr\u00e9parer une journ\u00e9e \u00e0 Nara<\/a> permet d\u2019\u00e9largir l\u2019itin\u00e9raire vers le T\u014ddai-ji et ses paysages de parc. L\u2019ancienne capitale se d\u00e9couvre mieux par secteurs et par rythmes, sans confondre vitesse et richesse de visite.<\/p>\n\n<h3>Combien de jours faut-il pr\u00e9voir pour visiter les temples de Kyoto ?<\/h3>\n<p>Trois jours permettent de voir Kiyomizu-dera, Fushimi Inari-taisha, Kinkaku-ji, Ry\u014dan-ji et Tenry\u016b-ji sans concentrer tous les trajets sur une seule journ\u00e9e. Quatre jours offrent un rythme plus confortable et la possibilit\u00e9 d\u2019ajouter des temples moins fr\u00e9quent\u00e9s.<\/p>\n<h3>Quelle est la diff\u00e9rence entre Fushimi Inari et un temple bouddhiste ?<\/h3>\n<p>Fushimi Inari-taisha est un sanctuaire shinto d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Inari. Ses torii vermillon et ses statues de renards sont li\u00e9s au shinto. Kiyomizu-dera, Kinkaku-ji, Tenry\u016b-ji et Ry\u014dan-ji sont des temples bouddhistes.<\/p>\n<h3>Quel temple de Kyoto visiter en premier le matin ?<\/h3>\n<p>Fushimi Inari-taisha et Kiyomizu-dera gagnent \u00e0 \u00eatre visit\u00e9s d\u00e8s le d\u00e9but de matin\u00e9e, avant l\u2019arriv\u00e9e des groupes. \u00c0 Arashiyama, commencez par Tenry\u016b-ji puis rejoignez la bambouseraie.<\/p>\n<h3>Peut-on visiter les temples de Kyoto avec le Japan Rail Pass ?<\/h3>\n<p>Le Japan Rail Pass couvre certains trajets JR, comme Kyoto vers Inari ou Saga-Arashiyama. Il ne couvre ni les bus municipaux ni la plupart des lignes priv\u00e9es, qui restent souvent n\u00e9cessaires dans Kyoto.<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En bref Comprendre les temples de Kyoto entre bouddhisme, shinto et histoire imp\u00e9riale Kyoto a \u00e9t\u00e9 la capitale imp\u00e9riale du Japon de 794 \u00e0 1868. Cette dur\u00e9e explique la concentration de monuments religieux, de r\u00e9sidences aristocratiques, de jardins et d\u2019ateliers d\u2019artisans que vous rencontrez aujourd\u2019hui dans la ville. Le transfert de la capitale vers Tokyo [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":469,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-458","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-voyage-regions"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/458","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=458"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/458\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":472,"href":"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/458\/revisions\/472"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/469"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=458"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=458"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=458"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}