{"id":234,"date":"2026-08-11T15:48:02","date_gmt":"2026-08-11T15:48:02","guid":{"rendered":"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/maiko-geisha-traditions\/"},"modified":"2026-08-12T08:14:50","modified_gmt":"2026-08-12T08:14:50","slug":"maiko-geisha-traditions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/maiko-geisha-traditions\/","title":{"rendered":"Maiko apprentie geisha\u00a0: d\u00e9couvrir le r\u00f4le et les traditions de ces jeunes artistes japonaises"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>En bref<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Une <strong>Maiko<\/strong> est une apprentie geisha, form\u00e9e aux arts de la sc\u00e8ne, \u00e0 la musique, \u00e0 la conversation et aux codes sociaux des quartiers traditionnels.<\/li><li>\u00c0 Kyoto, la geisha est plus souvent appel\u00e9e <strong>geiko<\/strong>, un terme local qui d\u00e9signe une artiste confirm\u00e9e.<\/li><li>Le <strong>Kimono<\/strong>, les coiffures, les accessoires et le maquillage signalent le niveau d\u2019exp\u00e9rience de l\u2019apprentie.<\/li><li>Les maiko ne sont pas des attractions touristiques. Elles travaillent pour des r\u00e9ceptions priv\u00e9es et des spectacles organis\u00e9s.<\/li><li>Les festivals de Kyoto offrent une mani\u00e8re respectueuse d\u2019observer la danse japonaise et les arts japonais li\u00e9s \u00e0 cet univers.<\/li><\/ul>\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_85 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Sommaire<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><a href=\"#\" class=\"ez-toc-pull-right ez-toc-btn ez-toc-btn-xs ez-toc-btn-default ez-toc-toggle\" aria-label=\"Toggle Table of Content\"><span class=\"ez-toc-js-icon-con\"><span class=\"\"><span class=\"eztoc-hide\" style=\"display:none;\">Toggle<\/span><span class=\"ez-toc-icon-toggle-span\"><svg style=\"fill: #999;color:#999\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" class=\"list-377408\" width=\"20px\" height=\"20px\" viewBox=\"0 0 24 24\" fill=\"none\"><path d=\"M6 6H4v2h2V6zm14 0H8v2h12V6zM4 11h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2zM4 16h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2z\" fill=\"currentColor\"><\/path><\/svg><svg style=\"fill: #999;color:#999\" class=\"arrow-unsorted-368013\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"10px\" height=\"10px\" viewBox=\"0 0 24 24\" version=\"1.2\" baseProfile=\"tiny\"><path d=\"M18.2 9.3l-6.2-6.3-6.2 6.3c-.2.2-.3.4-.3.7s.1.5.3.7c.2.2.4.3.7.3h11c.3 0 .5-.1.7-.3.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7zM5.8 14.7l6.2 6.3 6.2-6.3c.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7c-.2-.2-.4-.3-.7-.3h-11c-.3 0-.5.1-.7.3-.2.2-.3.5-.3.7s.1.5.3.7z\"\/><\/svg><\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 eztoc-toggle-hide-by-default' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/maiko-geisha-traditions\/#Maiko_apprentie_geisha_un_metier_dartiste_au_coeur_de_la_culture_japonaise\" >Maiko apprentie geisha : un m\u00e9tier d\u2019artiste au c\u0153ur de la culture japonaise<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/maiko-geisha-traditions\/#Formation_artistique_dune_maiko_de_lokiya_a_la_ceremonie_du_misedashi\" >Formation artistique d\u2019une maiko : de l\u2019okiya \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie du misedashi<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/maiko-geisha-traditions\/#Kimono_maquillage_traditionnel_et_coiffure_reconnaitre_maiko_et_geiko\" >Kimono, maquillage traditionnel et coiffure : reconna\u00eetre maiko et geiko<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/maiko-geisha-traditions\/#Ou_voir_une_maiko_a_Kyoto_sans_deranger_son_travail\" >O\u00f9 voir une maiko \u00e0 Kyoto sans d\u00e9ranger son travail<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/maiko-geisha-traditions\/#Respecter_les_traditions_japonaises_et_eviter_les_cliches_sur_les_geishas\" >Respecter les traditions japonaises et \u00e9viter les clich\u00e9s sur les geishas<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Maiko_apprentie_geisha_un_metier_dartiste_au_coeur_de_la_culture_japonaise\"><\/span>Maiko apprentie geisha : un m\u00e9tier d\u2019artiste au c\u0153ur de la culture japonaise<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une <strong>Maiko<\/strong> est une jeune femme en p\u00e9riode d\u2019apprentissage dans le monde des geishas. \u00c0 Kyoto, o\u00f9 cette tradition reste particuli\u00e8rement visible, les artistes confirm\u00e9es sont appel\u00e9es <strong>geiko<\/strong>. Le mot geisha, employ\u00e9 dans le reste du Japon et \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, signifie litt\u00e9ralement \u00ab personne qui pratique un art \u00bb. Maiko signifie quant \u00e0 lui \u00ab enfant de la danse \u00bb ou \u00ab jeune danseuse \u00bb.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette nuance de vocabulaire \u00e9vite d\u00e9j\u00e0 une confusion courante. Une geisha n\u2019est pas d\u00e9finie par son apparence, son kimono ou son visage poudr\u00e9 de blanc. Elle exerce une profession artistique. Son travail repose sur la ma\u00eetrise de la musique, du chant, de la <strong>danse japonaise<\/strong>, des jeux de salon et de la conversation. Dans les r\u00e9ceptions priv\u00e9es, elle cr\u00e9e une atmosph\u00e8re agr\u00e9able sans occuper toute la place. Elle sait \u00e9couter, relancer un \u00e9change et adapter son comportement \u00e0 la situation.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La maiko apprend ce m\u00e9tier de mani\u00e8re progressive. Elle s\u2019entra\u00eene au shamisen, un instrument japonais \u00e0 trois cordes, \u00e0 la danse buy\u014d, forme de danse classique japonaise, et au chant traditionnel. \u00c0 Kyoto, elle doit \u00e9galement apprendre le <strong>Ky\u014d-kotoba<\/strong>, le parler traditionnel de la ville. Cette formation artistique comprend aussi les r\u00e8gles de service, les usages du th\u00e9, le port du kimono et la mani\u00e8re de se d\u00e9placer dans des v\u00eatements parfois tr\u00e8s lourds.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le travail se d\u00e9roule principalement dans les <strong>hanamachi<\/strong>, les \u00ab villes des fleurs \u00bb, expression qui d\u00e9signe les quartiers o\u00f9 vivent et travaillent geiko et maiko. Kyoto compte cinq hanamachi encore actifs. Gion Kobu, Gion Higashi, Ponto-ch\u014d, Miyagawa-ch\u014d et Kamishichiken ont chacun leurs \u00e9coles, leurs maisons de geishas et leurs lieux de r\u00e9ception. Les maisons de th\u00e9, appel\u00e9es ochaya, re\u00e7oivent des clients pr\u00e9sent\u00e9s par des habitu\u00e9s ou invit\u00e9s dans un cadre professionnel.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette organisation explique pourquoi il est difficile de rencontrer une geisha lors d\u2019un voyage improvis\u00e9. Les soir\u00e9es priv\u00e9es ne sont pas des spectacles ouverts \u00e0 la demande. Elles supposent une relation de confiance entre l\u2019ochaya et ses clients. Certaines agences proposent d\u00e9sormais des d\u00eeners-spectacles ou des rencontres encadr\u00e9es, mais il faut v\u00e9rifier pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui est vendu. Un repas servi par une personne costum\u00e9e, une s\u00e9ance photo et une prestation d\u2019une artiste professionnelle ne d\u00e9signent pas la m\u00eame exp\u00e9rience.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le terme \u00ab geisha girl \u00bb, r\u00e9pandu aupr\u00e8s des soldats am\u00e9ricains apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale, a largement nourri l\u2019amalgame entre geishas et prostitution. Des femmes proposant des services sexuels se pr\u00e9sentaient alors sous cette appellation en anglais. Cet usage n\u2019avait pourtant rien \u00e0 voir avec les professionnelles des quartiers artistiques. Les geishas n\u2019appartiennent pas \u00e0 l\u2019industrie du sexe. Elles sont r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es pour une prestation culturelle et sociale, dont les tarifs couvrent les r\u00e9p\u00e9titions, les cours, l\u2019habillage, les musiciens et l\u2019organisation de la soir\u00e9e.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019histoire de cette profession est plus complexe que l\u2019image fig\u00e9e souvent associ\u00e9e aux traditions japonaises. Les premiers geishas du XVIIe si\u00e8cle \u00e9taient des hommes charg\u00e9s de divertir les clients de courtisanes de haut rang. Les femmes ont progressivement pris cette place au XVIIIe si\u00e8cle. Elles se sont impos\u00e9es comme interpr\u00e8tes de musique et de danse, dans un syst\u00e8me distinct de celui des courtisanes oiran. La s\u00e9paration entre divertissement artistique et prostitution a \u00e9t\u00e9 r\u00e9glement\u00e9e dans les quartiers concern\u00e9s.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, le Japon comptait plusieurs dizaines de milliers de geishas et d\u2019apprenties. Leur nombre est aujourd\u2019hui bien inf\u00e9rieur, autour d\u2019un millier selon les estimations habituellement cit\u00e9es, avec une concentration marqu\u00e9e \u00e0 Kyoto et Tokyo. Cette diminution ne signifie pas une disparition imm\u00e9diate. Elle montre plut\u00f4t que le m\u00e9tier repose d\u00e9sormais sur un nombre limit\u00e9 de maisons, d\u2019\u00e9coles et de clientes ou clients capables de financer un travail long et sp\u00e9cialis\u00e9.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour comprendre cet univers durant un s\u00e9jour, mieux vaut commencer par les rues, les th\u00e9\u00e2tres et les calendriers de spectacles plut\u00f4t que chercher \u00e0 interpeller des jeunes femmes dans Gion. Le guide consacr\u00e9 aux <a href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/quartier-geishas-kyoto\/\">quartiers de geishas \u00e0 Kyoto<\/a> permet de rep\u00e9rer les zones concern\u00e9es et de les parcourir sans transformer une activit\u00e9 professionnelle en sc\u00e8ne de chasse photographique.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1536\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/preparation-maiko-miroir-pinceaux-boite-laquee-washi.jpg\" alt=\"Miroir de maquillage traditionnel avec pinceaux et bo\u00eete laqu\u00e9e\" class=\"wp-image-241\" srcset=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/preparation-maiko-miroir-pinceaux-boite-laquee-washi.jpg 1536w, https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/preparation-maiko-miroir-pinceaux-boite-laquee-washi-300x200.jpg 300w, https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/preparation-maiko-miroir-pinceaux-boite-laquee-washi-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/preparation-maiko-miroir-pinceaux-boite-laquee-washi-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1536px) 100vw, 1536px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Illustration g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par intelligence artificielle.<\/figcaption><\/figure>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Formation_artistique_dune_maiko_de_lokiya_a_la_ceremonie_du_misedashi\"><\/span>Formation artistique d\u2019une maiko : de l\u2019okiya \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie du misedashi<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le parcours d\u2019une apprentie geisha commence au sein d\u2019une <strong>okiya<\/strong>, une maison de geishas. Cette structure est dirig\u00e9e par une ok\u0101san, litt\u00e9ralement une \u00ab m\u00e8re \u00bb, qui administre le foyer, accompagne les r\u00e9sidentes et organise leur formation. Le vocabulaire familial correspond \u00e0 une hi\u00e9rarchie professionnelle. Les artistes plus exp\u00e9riment\u00e9es sont appel\u00e9es on\u0113san, \u00ab grandes s\u0153urs \u00bb, tandis que les nouvelles arrivantes s\u2019inscrivent dans une relation d\u2019apprentissage et de transmission.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Jusqu\u2019au milieu du XXe si\u00e8cle, le syst\u00e8me \u00e9tait beaucoup plus dur. Certaines familles pauvres confiaient leurs filles tr\u00e8s jeunes \u00e0 une okiya. Les frais de logement, de v\u00eatements et d\u2019apprentissage \u00e9taient inscrits comme une dette \u00e0 rembourser par le travail futur. Les lois prot\u00e9geant les mineures, l\u2019\u00e9cole obligatoire et les transformations sociales ont profond\u00e9ment chang\u00e9 ce cadre. Une candidate commence d\u00e9sormais g\u00e9n\u00e9ralement apr\u00e8s la fin du coll\u00e8ge, souvent vers 15 ou 16 ans, et certaines choisissent cette voie \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Kyoto, la s\u00e9lection reste stricte. Les maisons recherchent des candidates capables de supporter une discipline exigeante et de s\u2019adapter aux codes locaux. La vie en communaut\u00e9 impose des horaires, des obligations et une forte disponibilit\u00e9. Les r\u00e8gles peuvent varier d\u2019une maison \u00e0 l\u2019autre, mais une maiko ne m\u00e8ne pas le quotidien d\u2019une \u00e9tudiante ordinaire. Les r\u00e9p\u00e9titions, les cours et les rendez-vous de soir\u00e9e structurent ses semaines.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les \u00e9tapes de l\u2019apprentissage d\u2019une apprentie geisha<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La premi\u00e8re phase est celle de la <strong>shikomi<\/strong>, terme qui d\u00e9signe une novice en pr\u00e9paration. Elle aide dans la maison, observe les a\u00een\u00e9es et s\u2019habitue au rythme du milieu. Cette p\u00e9riode sert aussi \u00e0 d\u00e9terminer si la candidate pourra tenir les contraintes physiques et sociales du m\u00e9tier. Le port du kimono, les salutations, les t\u00e2ches quotidiennes et la ponctualit\u00e9 font partie de l\u2019apprentissage, au m\u00eame titre que les cours d\u2019art.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La candidate devient ensuite <strong>minarai<\/strong>, soit \u00ab celle qui apprend en regardant \u00bb. Elle accompagne une geiko exp\u00e9riment\u00e9e lors de certains engagements. Elle observe la mani\u00e8re dont celle-ci accueille les invit\u00e9s, sert le sak\u00e9, pr\u00e9sente un jeu, r\u00e9pond \u00e0 une remarque ou passe d\u2019une conversation \u00e0 une autre. Cette phase est courte, parfois environ un mois, mais son r\u00f4le est concret. Une grande partie du m\u00e9tier ne s\u2019apprend ni devant un miroir ni dans une salle de danse.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le <strong>misedashi<\/strong> marque les d\u00e9buts officiels comme maiko. La c\u00e9r\u00e9monie annonce son entr\u00e9e dans le monde professionnel. La nouvelle apprentie rend visite aux personnes li\u00e9es \u00e0 sa maison et \u00e0 son quartier. Elle porte alors une tenue particuli\u00e8rement \u00e9labor\u00e9e, avec un grand obi en tra\u00eene et des ornements de coiffure tr\u00e8s visibles. Cette journ\u00e9e ne repr\u00e9sente pas une fin de formation. Elle ouvre une p\u00e9riode de travail intense qui peut durer plusieurs ann\u00e9es.<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Les cours du matin sont consacr\u00e9s au shamisen, au chant, \u00e0 la danse et parfois aux percussions traditionnelles.<\/li><li>Les apr\u00e8s-midis comprennent l\u2019habillage, les pr\u00e9paratifs, les visites et les r\u00e9p\u00e9titions li\u00e9es aux spectacles saisonniers.<\/li><li>Les soir\u00e9es sont r\u00e9serv\u00e9es aux ozashiki, les r\u00e9ceptions priv\u00e9es o\u00f9 les artistes jouent, dansent et \u00e9changent avec les convives.<\/li><li>Les r\u00e8gles de langue, de politesse et de d\u00e9placement sont exerc\u00e9es chaque jour, car elles participent au m\u00e9tier autant que la sc\u00e8ne.<\/li><li>La formation demande g\u00e9n\u00e9ralement <strong>trois \u00e0 cinq ans<\/strong> aujourd\u2019hui, contre des parcours autrefois plus longs.<\/li><\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La transition vers le statut de geiko est appel\u00e9e <strong>erikae<\/strong>, \u00ab changement de col \u00bb. Le col rouge et brod\u00e9 de la maiko laisse place \u00e0 un col blanc, plus sobre. Ce d\u00e9tail vestimentaire a une port\u00e9e symbolique claire. L\u2019artiste quitte l\u2019image de la jeunesse en apprentissage pour assumer un r\u00f4le autonome, fond\u00e9 sur l\u2019exp\u00e9rience et la ma\u00eetrise de ses arts.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Tokyo, les apprenties sont souvent appel\u00e9es <strong>hangyoku<\/strong>, \u00ab demi-bijou \u00bb. Leurs usages, leur apparence et leurs parcours ne sont pas identiques \u00e0 ceux de Kyoto. Une hangyoku peut commencer plus tard et l\u2019apprentissage peut \u00eatre organis\u00e9 diff\u00e9remment. Il faut donc \u00e9viter de pr\u00e9senter Kyoto comme la seule forme l\u00e9gitime de cette profession. La capitale poss\u00e8de ses propres quartiers, notamment Asakusa, Kagurazaka et Shinbashi, avec des pratiques locales bien \u00e9tablies.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La s\u00e9rie <em>Makanai, dans la cuisine des maiko<\/em>, diffus\u00e9e l\u00e9galement sur Netflix depuis 2023, a contribu\u00e9 \u00e0 faire conna\u00eetre la vie collective d\u2019une maison de Kyoto. Elle reste une \u0153uvre de fiction adapt\u00e9e du manga d\u2019Aiko Koyama, publi\u00e9 en fran\u00e7ais chez Pika \u00c9dition. Elle montre avec justesse la place des repas, des liens entre r\u00e9sidentes et des rythmes de travail, mais ne remplace pas une lecture historique sur les conditions r\u00e9elles de la profession.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Culture Japonaise - Geisha\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/-F2BrZVd7VM?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La formation d\u2019une maiko ne se r\u00e9duit donc pas \u00e0 un costume spectaculaire. Elle forme une interpr\u00e8te capable d\u2019entrer dans une pi\u00e8ce, de lire l\u2019ambiance et de soutenir une tradition vivante devant un public pr\u00e9cis.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Kimono_maquillage_traditionnel_et_coiffure_reconnaitre_maiko_et_geiko\"><\/span>Kimono, maquillage traditionnel et coiffure : reconna\u00eetre maiko et geiko<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019apparence d\u2019une maiko est imm\u00e9diatement reconnaissable, mais chaque \u00e9l\u00e9ment r\u00e9pond \u00e0 un code. Le <strong>Kimono<\/strong> ne sert pas seulement \u00e0 produire une silhouette \u00e9l\u00e9gante. Ses manches, ses motifs, son col, sa ceinture et sa longueur renseignent sur l\u2019\u00e2ge artistique de celle qui le porte. Les couleurs changent selon les saisons, les occasions et le degr\u00e9 d\u2019avancement dans la formation.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La maiko porte souvent un furisode, un kimono \u00e0 manches longues historiquement associ\u00e9 aux jeunes femmes c\u00e9libataires. Les motifs peuvent couvrir une grande partie du v\u00eatement, avec des fleurs de prunier \u00e0 la fin de l\u2019hiver, des \u00e9rables \u00e0 l\u2019automne ou des motifs d\u2019eau pendant les mois chauds. Certains kimonos de soie p\u00e8sent entre <strong>10 et 20 kilogrammes<\/strong>. Ils exigent une technique particuli\u00e8re pour marcher, s\u2019asseoir et monter des escaliers sans ab\u00eemer le tissu.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son obi, la large ceinture, est le <strong>darari obi<\/strong>, une ceinture en tra\u00eene pouvant d\u00e9passer cinq m\u00e8tres. Son extr\u00e9mit\u00e9 descend tr\u00e8s bas dans le dos et porte g\u00e9n\u00e9ralement l\u2019embl\u00e8me de l\u2019okiya. La maiko la rel\u00e8ve l\u00e9g\u00e8rement lorsqu\u2019elle marche. Une geiko porte au contraire un obi plus court et compact, nou\u00e9 dans un style appel\u00e9 taiko musubi, inspir\u00e9 de la forme d\u2019un tambour taiko.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table>\n<thead>\n<tr>\n<th>\u00c9l\u00e9ment observ\u00e9<\/th>\n<th>Maiko en apprentissage<\/th>\n<th>Geiko confirm\u00e9e<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Col visible<\/td>\n<td>Rouge, souvent brod\u00e9, devenant plus clair en fin de parcours<\/td>\n<td>Blanc et plus discret<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Manches du kimono<\/td>\n<td>Tr\u00e8s longues, li\u00e9es au style furisode<\/td>\n<td>Plus courtes et silhouette plus sobre<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Ceinture obi<\/td>\n<td>Darari obi long, descendant dans le dos<\/td>\n<td>Taiko musubi plus compact<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Cheveux<\/td>\n<td>Chevelure naturelle coiff\u00e9e en nihongami<\/td>\n<td>Souvent perruque professionnelle selon l\u2019occasion<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Chaussures<\/td>\n<td>Okobo hauts, en bois<\/td>\n<td>Geta ou z\u014dri plus bas<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les chaussures des maiko attirent souvent l\u2019attention. Les <strong>okobo<\/strong> sont des sandales en bois tr\u00e8s \u00e9paisses, parfois compar\u00e9es \u00e0 des sabots. Elles donnent une d\u00e9marche lente et mesur\u00e9e. Elles ne sont pas con\u00e7ues pour parcourir Kyoto pendant des heures. Leur fonction est autant vestimentaire que symbolique, en accentuant la distinction entre la jeune apprentie et la geiko confirm\u00e9e.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le maquillage traditionnel comme code professionnel<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le <strong>maquillage traditionnel<\/strong> blanc est appel\u00e9 oshiroi. Il couvre le visage, le cou et la nuque. \u00c0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 les int\u00e9rieurs \u00e9taient \u00e9clair\u00e9s par des bougies, cette base permettait au visage de rester visible dans une pi\u00e8ce sombre. Elle ne rel\u00e8ve donc pas d\u2019un simple choix esth\u00e9tique moderne. La nuque est laiss\u00e9e partiellement naturelle, avec des formes en V qui attirent le regard sur cette zone consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e9l\u00e9gante dans les codes anciens.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une maiko d\u00e9butante porte g\u00e9n\u00e9ralement du rouge autour des yeux et sur les joues. Durant la premi\u00e8re ann\u00e9e, seule la l\u00e8vre inf\u00e9rieure peut \u00eatre color\u00e9e. Ce d\u00e9tail indique qu\u2019elle est encore novice. Plus tard, les deux l\u00e8vres se teintent de rouge, tandis que le maquillage devient progressivement plus mesur\u00e9. Chez la geiko, le rouge reste pr\u00e9sent, mais la composition est moins associ\u00e9e \u00e0 la jeunesse.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La coiffure d\u2019une maiko est r\u00e9alis\u00e9e avec ses vrais cheveux. Elle rel\u00e8ve du <strong>nihongami<\/strong>, ensemble de coiffures traditionnelles japonaises. Les styles changent selon l\u2019anciennet\u00e9. Le wareshinobu est associ\u00e9 aux d\u00e9buts, l\u2019ofuku appara\u00eet chez les apprenties plus avanc\u00e9es et le sakk\u014d est port\u00e9 juste avant l\u2019erikae. Ces coiffures demandent un travail technique consid\u00e9rable et des ornements choisis selon le mois.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les <strong>kanzashi<\/strong> sont les accessoires de cheveux. Ils peuvent prendre la forme de fleurs de soie, de petites d\u00e9corations m\u00e9talliques ou de pendentifs mobiles. En janvier, les motifs ne sont pas les m\u00eames qu\u2019en avril ou en novembre. Une maiko ne porte pas une fleur au hasard. Les ornements suivent le calendrier v\u00e9g\u00e9tal et les f\u00eates du quartier.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les geiko utilisent souvent des perruques fabriqu\u00e9es sur mesure, en cheveux naturels, surtout depuis l\u2019apr\u00e8s-guerre. Cette solution prot\u00e8ge leur chevelure et facilite les changements de style n\u00e9cessaires aux engagements. Une maiko avec une perruque visible constitue donc un signal d\u2019alerte pour les visiteurs qui tentent d\u2019identifier une professionnelle dans la rue. Toutefois, l\u2019observation du costume ne doit jamais devenir un pr\u00e9texte pour s\u2019approcher, commenter ou photographier de trop pr\u00e8s.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les ateliers de relooking maiko, tr\u00e8s populaires \u00e0 Kyoto, ont leur place comme activit\u00e9 de costume et de photographie. Ils ne donnent pas acc\u00e8s au m\u00e9tier. Une visiteuse habill\u00e9e en maiko peut se promener dans Higashiyama ou pr\u00e8s de Yasaka Pagoda, mais son obi, son maquillage, ses gestes et son rythme r\u00e9v\u00e9leront souvent une tenue de location. Cela ne m\u00e9rite ni moquerie ni insistance. Il suffit de distinguer une exp\u00e9rience touristique d\u2019une pratique professionnelle.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Ou_voir_une_maiko_a_Kyoto_sans_deranger_son_travail\"><\/span>O\u00f9 voir une maiko \u00e0 Kyoto sans d\u00e9ranger son travail<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Kyoto reste le lieu le plus accessible pour approcher cette partie de la culture japonaise, \u00e0 condition de choisir les bons formats. Croiser une maiko dans la rue demeure possible dans les hanamachi, surtout en fin d\u2019apr\u00e8s-midi lorsqu\u2019elle se rend \u00e0 un engagement. Ce moment ne constitue pourtant pas une animation publique. Elle peut \u00eatre en retard, porter des objets fragiles ou devoir rejoindre une maison de th\u00e9 dans un d\u00e9lai pr\u00e9cis.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Gion Kobu, autour de Hanamikoji-d\u014dri, est le quartier le plus connu. Cette r\u00e9putation attire aussi les foules les plus pressantes. Plusieurs rues priv\u00e9es ou \u00e9troites ont connu des probl\u00e8mes r\u00e9currents de harc\u00e8lement photographique. Les r\u00e8gles affich\u00e9es doivent \u00eatre respect\u00e9es sans discussion. Dans certaines voies, des amendes peuvent sanctionner les prises de vue non autoris\u00e9es. Ne suivez pas une artiste, ne bloquez pas son passage et ne lui demandez pas de poser.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ponto-ch\u014d, entre la rivi\u00e8re Kamo et Kawaramachi, est plus \u00e9troit et particuli\u00e8rement fr\u00e9quent\u00e9 le soir. Miyagawa-ch\u014d se trouve pr\u00e8s du th\u00e9\u00e2tre Kaburenj\u014d de la zone, au sud de Gion. Kamishichiken, pr\u00e8s du sanctuaire Kitano Tenman-g\u016b, offre une atmosph\u00e8re plus r\u00e9sidentielle. Ces quartiers se visitent mieux en journ\u00e9e pour leur architecture, puis lors d\u2019un \u00e9v\u00e9nement culturel pr\u00e9cis plut\u00f4t que dans l\u2019attente d\u2019une rencontre al\u00e9atoire.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le printemps concentre plusieurs spectacles publics. Le <strong>Miyako Odori<\/strong> se tient traditionnellement en avril \u00e0 Gion Kobu. Le Ky\u014d Odori est pr\u00e9sent\u00e9 au m\u00eame moment dans le secteur de Miyagawa-ch\u014d, tandis que le Kitano Odori est li\u00e9 \u00e0 Kamishichiken. En mai, le Kamogawa Odori de Ponto-ch\u014d prolonge la saison. Le Gion Odori se d\u00e9roule g\u00e9n\u00e9ralement en novembre. Les dates, lieux et tarifs changent selon les ann\u00e9es, il faut donc v\u00e9rifier la programmation officielle avant d\u2019acheter un billet.<\/p>\n\n<figure class=\"is-provider-youtube is-type-video wp-block-embed wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\nhttps:\/\/www.youtube.com\/watch?v=AkeZq1DQ3iQ\n<\/div><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un billet de spectacle co\u00fbte souvent autour de <strong>3 000 \u00e0 6 000 yens<\/strong> selon la cat\u00e9gorie choisie et les options associ\u00e9es. Certaines formules incluent une pr\u00e9sentation du th\u00e9 ou une place mieux situ\u00e9e. Le prix peut sembler \u00e9lev\u00e9 pour un programme d\u2019environ une heure, mais il finance une production compl\u00e8te avec interpr\u00e8tes, musiciens, costumes, d\u00e9cors et pr\u00e9paration. C\u2019est une approche bien plus respectueuse que de poursuivre une maiko dans une ruelle.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le printemps, en avril et mai, convient bien aux spectacles mais correspond aussi \u00e0 une p\u00e9riode tr\u00e8s charg\u00e9e. R\u00e9servez plusieurs semaines \u00e0 l\u2019avance si votre s\u00e9jour tombe pendant les cerisiers ou la Golden Week. Novembre offre une autre fen\u00eatre int\u00e9ressante, avec les couleurs d\u2019automne et le Gion Odori. Pour un voyage de quatre jours \u00e0 Kyoto, pr\u00e9voyez une soir\u00e9e de spectacle et gardez une demi-journ\u00e9e pour explorer un hanamachi \u00e0 pied, sans chercher \u00e0 tout faire le m\u00eame jour.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis la gare de Kyoto, Gion Kobu est accessible en bus urbain, mais les embouteillages sont fr\u00e9quents aux heures de pointe. Le train Keihan, avec un arr\u00eat \u00e0 Gion-Shij\u014d, est souvent plus r\u00e9gulier depuis le centre-est de la ville. Ponto-ch\u014d est \u00e0 quelques minutes \u00e0 pied de cette station. Kamishichiken demande davantage de temps, avec un bus vers Kitano Tenman-g\u016b ou une combinaison train plus marche depuis la ligne Keifuku.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un budget de s\u00e9jour \u00e0 Kyoto varie beaucoup, mais comptez environ <strong>12 000 \u00e0 20 000 yens par jour<\/strong> hors transport international pour une formule simple avec h\u00f4tel, d\u00e9placements et visites payantes. Ajouter un spectacle de geiko et maiko modifie ce budget, tout comme un repas dans un ryokan ou un h\u00e9bergement dans Higashiyama. \u00c9vitez de choisir un h\u00f4tel \u00e0 Gion uniquement pour esp\u00e9rer voir des artistes \u00e0 la sortie de leur travail. Un h\u00f4tel proche de Karasuma ou Kyoto Station est souvent plus pratique et moins co\u00fbteux.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La d\u00e9couverte gagne \u00e0 \u00eatre replac\u00e9e dans l\u2019ensemble de la ville. Les temples, les march\u00e9s, la rivi\u00e8re Kamo et les quartiers d\u2019artisans racontent d\u2019autres facettes de Kyoto. Pour organiser les visites sans multiplier les travers\u00e9es inutiles, consultez aussi cet itin\u00e9raire des <a href=\"https:\/\/tonegawa.fr\/blog\/voyage-regions\/kyoto-temples-quartiers\/\">temples et quartiers de Kyoto<\/a>. Une journ\u00e9e bien r\u00e9partie laisse davantage de temps \u00e0 l\u2019observation calme qu\u2019un programme construit autour d\u2019une photo \u00e0 obtenir.<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Respecter_les_traditions_japonaises_et_eviter_les_cliches_sur_les_geishas\"><\/span>Respecter les traditions japonaises et \u00e9viter les clich\u00e9s sur les geishas<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les geiko et les maiko ne sont ni des survivances d\u00e9coratives ni des personnages disponibles pour les visiteurs. Elles exercent une profession qui demande une <strong>formation artistique<\/strong> longue, une pr\u00e9sence sociale ma\u00eetris\u00e9e et des investissements financiers importants. Un kimono de soie, une perruque professionnelle, les cours r\u00e9guliers et les d\u00e9placements constituent des d\u00e9penses r\u00e9elles. Les cachets \u00e9lev\u00e9s des r\u00e9ceptions priv\u00e9es correspondent \u00e0 ce travail, pas \u00e0 une promesse de proximit\u00e9 personnelle.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La confusion avec la prostitution reste l\u2019un des clich\u00e9s les plus persistants. Elle vient d\u2019une histoire mal comprise, de repr\u00e9sentations occidentales et de l\u2019usage abusif du terme \u00ab geisha girl \u00bb au lendemain de la guerre. Les geishas peuvent avoir une vie priv\u00e9e, se marier ou se retirer de la sc\u00e8ne. Leur statut professionnel ne les soumet pas \u00e0 une obligation de chastet\u00e9, mais cela ne transforme pas leur m\u00e9tier en activit\u00e9 sexuelle.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans le pass\u00e9, certaines geishas entretenaient une relation avec un danna, m\u00e9c\u00e8ne fortun\u00e9 qui pouvait soutenir une artiste financi\u00e8rement. Ces arrangements variaient selon les \u00e9poques et les maisons. Ils ne d\u00e9crivent pas le fonctionnement actuel de l\u2019ensemble du milieu. Le syst\u00e8me traditionnel du danna n\u2019occupe plus la m\u00eame place dans les pratiques contemporaines. Il faut donc \u00e9viter de transformer une r\u00e9alit\u00e9 historique complexe en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les gestes \u00e0 adopter dans les quartiers de geishas<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le premier principe est simple. Une professionnelle en d\u00e9placement ne doit pas \u00eatre arr\u00eat\u00e9e. M\u00eame une demande apparemment polie peut l\u2019emp\u00eacher de rejoindre un rendez-vous. Gardez vos distances et utilisez un objectif discret si la photographie est autoris\u00e9e. Dans les rues priv\u00e9es, respectez les panneaux. Le fait d\u2019\u00eatre touriste n\u2019accorde aucune exception aux r\u00e8gles locales.<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Observez les maiko et geiko \u00e0 distance, sans courir derri\u00e8re elles ni marcher \u00e0 leur rythme pendant plusieurs minutes.<\/li><li>\u00c9vitez les demandes de selfie, les gestes pour attirer leur attention et tout contact physique, m\u00eame pour ajuster un v\u00eatement en apparence.<\/li><li>Privil\u00e9giez les spectacles avec billet, les expositions et les visites guid\u00e9es men\u00e9es par des professionnels du quartier.<\/li><li>V\u00e9rifiez si les photos sont autoris\u00e9es avant de sortir votre t\u00e9l\u00e9phone dans une all\u00e9e priv\u00e9e ou devant une ochaya.<\/li><li>Gardez \u00e0 l\u2019esprit que le silence, la lenteur et la r\u00e9serve font partie du fonctionnement de ces rues habit\u00e9es.<\/li><\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les activit\u00e9s propos\u00e9es aux voyageurs doivent \u00eatre lues avec pr\u00e9cision. Une \u00ab rencontre avec une geisha \u00bb peut d\u00e9signer une conf\u00e9rence, une s\u00e9ance de photos avec une personne costum\u00e9e, un court \u00e9change avec une artiste ou une prestation artistique compl\u00e8te. Les agences s\u00e9rieuses indiquent le nom du lieu, la dur\u00e9e, ce qui est inclus et la nature exacte de l\u2019intervention. M\u00e9fiez-vous des annonces floues promettant un acc\u00e8s secret ou une exp\u00e9rience pr\u00e9tendument interdite.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les arts japonais pratiqu\u00e9s par les geiko ne sont pas r\u00e9serv\u00e9s aux touristes fortun\u00e9s. Il est possible d\u2019en d\u00e9couvrir les bases dans des th\u00e9\u00e2tres, des \u00e9coles ouvertes au public, des mus\u00e9es ou des programmes culturels de Kyoto. La danse buy\u014d, le shamisen et le chant nagauta poss\u00e8dent leur propre histoire, leurs ma\u00eetres et leurs r\u00e8gles. Les voir sur sc\u00e8ne aide \u00e0 comprendre pourquoi une prestation de maiko ne se limite pas \u00e0 une s\u00e9ance photo en kimono.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La retraite ne suit pas un \u00e2ge fixe. Certaines artistes quittent la profession pour se marier, ouvrir une maison de th\u00e9, travailler dans le tourisme culturel ou rejoindre d\u2019autres activit\u00e9s. D\u2019autres restent actives longtemps, car leur valeur repose sur leur ma\u00eetrise, leur r\u00e9seau et leur pr\u00e9sence, pas uniquement sur leur apparence. Cette continuit\u00e9 rappelle que la geiko est une artiste adulte, et non une image de jeunesse fig\u00e9e.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une visite respectueuse des hanamachi ne demande pas de conna\u00eetre chaque d\u00e9tail d\u2019un obi ou de reconna\u00eetre toutes les coiffures. Elle demande de comprendre que ces femmes vont travailler, que ces rues sont v\u00e9cues au quotidien et que la culture japonaise ne se laisse pas r\u00e9duire \u00e0 un d\u00e9cor. Cette attention rend l\u2019exp\u00e9rience plus juste pour les habitantes comme pour les visiteurs.<\/p>\n\n\n<h3>Quelle est la diff\u00e9rence entre une maiko et une geisha ?<\/h3>\n<p>La maiko est une apprentie. Elle porte des tenues plus color\u00e9es, un obi tr\u00e8s long et une coiffure r\u00e9alis\u00e9e avec ses propres cheveux. La geiko ou geisha est une artiste confirm\u00e9e, avec une apparence g\u00e9n\u00e9ralement plus sobre et une plus grande autonomie professionnelle.<\/p>\n<h3>Peut-on voir des maiko gratuitement \u00e0 Kyoto ?<\/h3>\n<p>Il est possible d\u2019en apercevoir dans les hanamachi en fin d\u2019apr\u00e8s-midi ou en soir\u00e9e, mais elles se rendent \u00e0 leur travail. Les spectacles saisonniers payants restent la mani\u00e8re la plus respectueuse de voir leurs arts sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<h3>Les geishas sont-elles des prostitu\u00e9es ?<\/h3>\n<p>Non. Les geishas sont des artistes de divertissement form\u00e9es \u00e0 la danse, \u00e0 la musique, au chant et aux codes de r\u00e9ception. L\u2019amalgame vient notamment de l\u2019expression abusive geisha girl employ\u00e9e apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n<h3>\u00c0 quelle p\u00e9riode voir les danses de maiko \u00e0 Kyoto ?<\/h3>\n<p>Avril et mai concentrent plusieurs spectacles, dont Miyako Odori, Ky\u014d Odori, Kitano Odori et Kamogawa Odori. Le Gion Odori se tient habituellement en novembre. V\u00e9rifiez les dates officielles avant votre s\u00e9jour.<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En bref Maiko apprentie geisha : un m\u00e9tier d\u2019artiste au c\u0153ur de la culture japonaise Une Maiko est une jeune femme en p\u00e9riode d\u2019apprentissage dans le monde des geishas. \u00c0 Kyoto, o\u00f9 cette tradition reste particuli\u00e8rement visible, les artistes confirm\u00e9es sont appel\u00e9es geiko. 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